NewB sur le point de débarquer : quels produits attendre de la part de la banque coopérative ?

La banque coopérative est en passe de recevoir sa licence. Notre Banque nationale a donné son aval, et sauf catastrophe, la Banque centrale européenne devrait suivre. On attend donc maintenant l'arrivée des produits simples et durables promis par NewB. 

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Après la levée réussie de 35 millions d’euros en novembre, les bonnes nouvelles s’enchainent pour NewB: la Banque nationale belge a décidé de lui octroyer une licence bancaire. Un graal qu’elle lui avait plusieurs fois refusé depuis 2011. Il faut croire que l’engouement populaire des derniers mois et le travail acharné de l’équipe formée autour de Bernard Bayot et Tom Olinger ont porté leurs fruits.

Pourtant, depuis ce matin et l’annonce de l’autorisation de la BNB, NewB se fait discret. « Nous préférons ne pas communiquer » explique Tom Olinger. On s’attendait à des déclarations triomphantes, surtout après les réserves émises par certains économistes prêts à sauter sur une décision négative de la Banque nationale. On aura juste un sourire en coin. Car en réalité, la banque coopérative en devenir attend la réponse de la Banque centrale européenne, prévue avant le 24 février. Si c’est elle qui a le pouvoir de transformer le projet NewB en banque, il faudrait une catastrophe pour qu’elle fasse tout capoter. D’une part parce qu’historiquement, la BCE suit l’avis du régulateur national. Ensuite parce que dans ce cas-ci, le processus d’étude s’est fait conjointement entre la BCE et la BNB.

Des produits de transition

En quelques mois, tout a changé pour la petite banque coopérative. Mais pas question de transiger sur la simplicité des produits. En mars dernier, à l’aube d’une année qui s’est révélée décisive, Tom Olinger nous détaillait déjà les services auxquels pouvaient s’attendre les coopérateurs. Ce matin, il nous a confirmé que ses propos de l’époque restaient valides. Concrètement, NewB proposera, outre quelques produits d’assurance basiques, un compte à vue pour les professionnels et les particuliers, ainsi qu’un compte épargne non règlementée, et donc non rémunérée. « Le taux actuel est de 0,11%. On s’est dit que ça ou rien, c’était pareil… expliquait Tom Olinger en mars. Pour débuter, nous estimons que la rémunération n’est pas nécessaire. D’autant que nous ne souhaitons pas nous soumettre à la course au profit. » Rien donc n’a changé en dix mois.

Sa politique de crédit se concentrera autour de prêts à court terme favorisant la transition énergétique. Typiquement, NewB financera un particulier ou une entreprise pour améliorer les performances de leur bâtiment, promouvoir la mobilité douce ou les énergies renouvelables. Une petite gamme de fonds d’investissement éthiques et durables est également dans les cartons.

Quelle carte ?

À la sortie de la levée de fonds de novembre, la banque indiquait qu’elle serait la première à proposer une carte unique pour les services Bancontact et Visa, au prix de 20 euros. Mais l’idée n’est, semble-t-il, pas encore totalement arrêtée. « La seule inconnue à ce stade, c’est effectivement le caractère de notre carte de paiement. Nous voulons qu’elle réponde le plus précisément possible aux besoins de nos coopérateurs, et pour cela, nous échangerons avec eux au travers d’enquêtes dans les mois qui viennent » a-t-il précisé aujourd’hui. Une carte qui se voudra solidaire quoi qu’il arrive, puisqu’à chaque achat, 5 cents seront reversés sans coût supplémentaire à une association choisie par le coopérateur. En cas d’avis favorable de la BCE et d’obtention définitive de sa licence, NewB promet l’arrivée de ses produits bancaires dans le courant de l’été.

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