Bonne résolution: voici les conseils diététiques pour les enfants

Souvent, ils adorent les frites, les bonbons et le chocolat. Malheureusement, ce n’est pas cela qui les fait grandir...

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Une alimentation saine, variée et équilibrée, c’est la clé. En cette nouvelle année, il est venu le temps des bonnes résolutions, pour nous comme pour nos enfants. Voici les conseils des diététiciennes pédiatriques du Centre hospitalier régional de Namur.

Le petit déjeuner, le repas à ne pas manquer

S’il n’y en avait qu’un à ne pas oublier, ce serait lui, le petit-déjeuner. « C’est un moment qui doit se faire en famille et on doit le prévoir, l’organiser et ne pas le prendre trop rapidement », souligne Nadia Grinko, diététicienne au CHR de Namur. Dans l’idéal, on oublie les céréales sucrées (oui, celles-là même dont les publicités passent en boucle à la TV et que les enfants n’arrêtent pas de réclamer parce qu’il y a une surprise à l’intérieur des paquets colorés. Merci le marketing, on n’est pas aidé) que l’on remplace par des céréales complètes et quelques fruits secs. Si c’est petit-déj tartines, on préfèrera le pain gris ou complet garni de miel, confitures et même de pâte à tartiner. L’important, c’est de varier. Un produit laitier et un fruit viennent compléter ce repas de roi, indispensable pour bien commencer la journée.

Collation saine

Ensuite vient la petite collation de milieu de matinée. A l’école c’est un peu un rituel, même si normalement, après un bon petit-déjeuner, elle ne sera pas forcément nécessaire. « De plus en plus d’écoles imposent des collations saines : fruit le lundi, produit laitier le mardi… Donc en général, les enfants apprennent à ne pas manger n’importe quoi à ce moment de la journée, et c’est plutôt positif », constatent les diététiciennes. On évite à tout prix les collations grasses, sucrées, bref, déséquilibrées.

Le dîner, cantine ou tartines ?

Certains le prennent chaud, d’autres froid. Dans le premier cas, les diététiciennes reconnaissent ne pas avoir beaucoup de prises sur ce que peuvent proposer les cantines aux enfants. Mais là encore, de nombreux efforts vers une alimentation davantage équilibrée sont constatés de la part des fournisseurs. Les frites du lundi au vendredi, pour beaucoup, c’est de l’histoire ancienne. Aujourd’hui, on va vers de la nourriture saine et durable. « L’ennui c’est qu’on ne sait pas exactement ce que l’enfant aura mangé. Car, souvent, ils sélectionnent et ne mangent que ce qui les intéressent dans l’assiette. » Dans le cas d’un repas tartine, on conseille, si c’est possible, de l’accompagner d’un petit potage ainsi que de crudités à croquer (carottes, tomates cerises, petits concombres…).

Le goûter, passage obligé

« C’est super important pour les enfants de manger un gouter. C’est incontournable et c’est presque l’équivalent d’un petit-déjeuner. » Sauf si c’est pour ouvrir une boite de biscuits chocolatés… « Les enfants sont en manque de carburant à ce moment-là. Ils reviennent de l’école et ils ont faim. Il faut donc un produit céréalier, un légume ou un fruit et un produit laitier. » Un vrai petit repas qui doit être pris dans de bonnes conditions : à table.

Souper en famille

Le voilà, le repas complet avec les parents qui, dans l’idéal, mangent la même chose que leurs enfants. Beaucoup de légumes, un peu de féculent et une viande, du poisson ou des œufs dans des quantités raisonnables. « Souvent, les enfants en mangent beaucoup trop. S’ils doivent se resservir de quelque chose, ce serait plutôt de légumes. » Plus facile à dire qu’à faire, puisque c’est bien connu, les enfants les adorent… Les diététiciennes ont alors quelques trucs et astuces, comme faire participer l’enfant à la préparation du repas, dresser les assiettes de manière originales, faire gouter à tout et varier les recettes… Un petit fruit en dessert est toujours le bienvenu. « Mais une fois que l’on a fini, on ne mange plus. On se brosse les dents, et c’est terminé. »

Point final

Tout cela peut sembler bien sérieux, et pas franchement rigolo. Où sont passées les sucreries, les biscuits, les gâteaux et les bonbons dans l’équation ? Évidemment, de temps en temps, on s’octroie des petites choses plus sucrées que l’on peut manger en dessert ou au gouter. « L’idée, c’est d’avoir une base saine, comprise par les enfants. Puis, certains jours, pour l’une ou l’autre raison, on peut manger autre chose. Mais les enfants doivent comprendre que c’est occasionnel. » On ajoute à tous ces conseils une bonne hydratation (à l’eau, faut-il le préciser ?), une activité physique régulière (oui, jouer dehors, ça compte) et on obtient un bambin en parfaite santé.

Pour en savoir plus, lisez notre article « La diététique, aussi pour les enfants » en pages 28-29 de notre dernier numéro. Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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