L’actualité de 2019 revue et corrigée

Brexit, Diables Rouges, Oscars,... On avait tenté de prédire les moments forts de 2019. On a parfois vu juste, mais on s'est aussi un peu trompés : on fait le point sur ce qui s'est vraiment passé.

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1. Ce qu’on avait écrit

24 février : une statuette pour Girl?

Qui va succéder à The Shape of Water (La Forme de l’Eau) de Guillermo Del Toro au titre de meilleur film de l’année 2018? La 91ème cérémonie des Oscars se déroulera le dimanche 24 février au Dolby Theatre de Los Angeles. S’il faudra encore patienter, au mieux, jusque mi-janvier pour connaître les nominés, on peut déjà deviner les favoris de cette édition 2019 avec une quasi-certitude. Devraient ainsi être en course pour l’Oscar du meilleur film First Man de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, A Star is Born de et avec Bradley Cooper et Lady Gaga, Bohemian Rhapsody du bien nommé Bryan Singer avec Rami Malek, ou encore Green Book de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen et le déjà oscarisé Mahershala Ali.

Chez nous, il y a fort à parier que de nombreux Belges veilleront tard (la cérémonie débute à 2h du matin le 25 février) pour voir si Girl, avec le jeune et talentueux Victor Polster, remporte la timballe dans la catégorie « meilleur film étranger ». Déjà multi-récompensé (notamment par une Caméra d’Or à Cannes), le film de Lukas Dhont a de réelle chance de devenir la première œuvre réalisée par un petit Belge obtenir la statuette. Chez Moustique, on y croit!

Ce qui s’est vraiment passé

Pour la statuette, il faudra repasser

On y croyait fort, mais on s’est un peu plantés. Le film de Lukas Dhont, qui faisait partie de la pré-sélection de la 91ème cérémonie des Oscars, n’a finalement pas été choisi pour figurer dans la liste définitive de la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. Sorti en exclusivité sur Netflix, le sublime et semi-autobiographique Roma d’Alfonso Cuarón, qui raconte le quotidien d’une famille dans le Mexico des années 70, a décroché la statuette dans cette catégorie, mais aussi dans celle du meilleur réalisateur et de la meilleure photographie. Lot de consolation, Girl a été largement primé à la 9ème cérémonie des Magritte, raflant 4 récompenses, dont celle du meilleur acteur et du meilleur film flamand.

2. Ce qu’on avait écrit

21 mars : le début de la fin pour les Diables dorés

Après le fiasco suisse (défaite 5-2 et non participation au Final Four de la Nations League en juin prochain au Portugal), les supporters des Diables Rouges n’auront que les matchs de qualifications pour l’Euro 2020 à se mettre sous la dent en 2019. Avec la Russie, Chypre, l’Écosse, le Kazakhstan et Saint-Marin comme adversaires dans le groupe I, ces rencontres ne promettent rien de très excitant sur le papier. Pourtant, il faudra bien s’enthousiasmer… une dernière fois! Après des montagnes russes d’émotion en 2018 (victoire contre le Brésil, défaite face à la France, et re-victoire synonyme de 3ème place historique face à l’Angleterre), le prochain championnat d’Europe apparaît comme l’ultime possibilité pour notre « génération dorée » de soulever enfin un trophée.

Les Fellaini, Kompany, Vertonghen et autres Mertens ont déjà tous la trentaine bien entamée et passeront certainement la relève après cette compétition à des Diablotins morts de faim qui disputent cette année l’Euro espoirs en Italie (16 – 30 juin). Un tournoi qualificatif pour les JO de Tokyo. 2020 sera-t-elle l’année de la consécration pour le football noir-jaune-rouge? Début de réponse le 21 mars prochain, avec un premier obstacle à franchir au Stade Roi Baudouin. Les Diables Rouge affronteront… la Russie. Un signe du destin?

Ce qui s’est vraiment passé

La consécration des Diables, on y croit plus que jamais

Marouane Fellaini a pris sa retraite internationale, mais de jeunes (et très doués) joueurs, comme Timothy Castagne, sont venus renforcer les rangs de l’équipe belge alors que d’autres ont confirmé leur potentiel, comme Youri Tielemans et Thorgan Hazard. Avec un bilan sans le moindre accroc, les Diables peuvent se targuer d’être la seule équipe (avec l’Italie) à avoir réalisé un score de 30/30 à l’issue de la campagne qualificative de l’Euro 2020. Grâce à un immense Eden Hazard, à un puissant Romelu Lukaku (qui enchaîne les performances sous le maillot de l’Inter de Milan), mais aussi aux décisifs Kevin De BruyneToby Alderweireld et Thibaut Courtois, la Belgique fait partie des favoris pour la victoire finale de l’Euro, le 12 juillet 2020.

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3. Ce qu’on avait écrit

29 mars: bye bye United Kingdom

La fin du plus risible des soaps jamais vu en Grande-Bretagne: le Brexit. Le 29 mars, le Royaume (dés-)Uni quittera officiellement l’Union européenne. À désormais moins de trois mois de la date fatidique, les futurs ex-partenaires n’ont toujours pas signé d’accord pour entériner le divorce. La faute à Theresa May qui n’est toujours pas parvenue à convaincre son propre camp. La proximité de la deadline laisse présager un « Brexit dur » aux conséquences économiques désastreuses, surtout pour le UK… Alors que le « leave » ne l’avait emporté que de 1,89% lors du référendum en 2016 (72,21% de taux de participation), rien n’indique que l’équation serait identique aujourd’hui…

Une frange de plus en plus importante de la population plaide pour un second referendum qui, d’après les sondages, ferait pencher la balance vers un maintien au sein de l’UE. Tout ça pour ça? Non, la première ministre britannique n’en veut pas. Une attitude inflexible qui n’est pas sans rappeler celle d’une ancienne pensionnaire du 10 Downing Street, Margaret Thatcher, dont les politiques libérales sont (en partie) responsable du désordre économique actuel. L’Histoire retiendra-t-elle Theresa May comme la seconde Dame de Fer? Réponse au printemps.

Ce qui s’est vraiment passé

Vous êtes encore là ?

Toujours pas sorti de l’Union Européenne, le Royaume-Uni, mais c’est pour bientôt. L’incroyable saga Brexit semble -enfin- sur le point de se clôturer. Avec un nouveau Premier ministre, le bouillonnant Boris Johnson, et après de longues et fastidieuses négociations, les États membres de l’Union européenne ont accepté de reporter le Brexit au 31 janvier 2020. C’est la troisième fois que la date de divorce est repoussée. Cette dernière était initialement prévue le 29 mars, puis le 12 avril et enfin, le 31 octobre. Si on sait aujourd’hui que le Brexit aura réellement lieu, sa nature quant à elle, n’a pas encore été définie. Les véritables négociations à ce sujet débuteront le 1er février. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça s’annonce mouvementé.

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4. Ce qu’on avait écrit

15-17 août : Woodstock, le retour

Vous n’y étiez pas, mais vous connaissez l’affiche de l’époque par cœur. Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Who, Ravi Shankar, etc. En août 1969, le festival de Woodstock voit le jour à Bethel sur les terres d’un fermier dans l’État de New-York. Un demi-million de personnes se pressent pour venir voir les stars de l’époque, fêter l’amour, le flower power et la culture hippie. Aucune d’entre elles n’imagine qu’elle participe à ce qui deviendra LE festival le plus mémorable de tous les temps. Histoire de fêter les 50 ans de ce show emblématique, le Bethel Woods Center for the Arts lance une nouvelle édition qui se tiendra du 16 au 18 août 2019. Certaines vedettes de l’époque devraient possiblement faire une apparition. Les informations quant à la programmation et le prix des tickets devraient être annoncées début de l’année. À tenir à l’œil…

Ce qui s’est vraiment passé

Un flop magistral

Changement de lieu, annulation des artistes principaux, sponsors qui se retirent du projet,… L’idée de célébrer cet événement mythique en réorganisant un festival semblait bonne sur le papier. Le hic, c’est que les coups durs se sont enchaînés pour les organisateurs, dont fait partie Michael Lang, le promoteur initial de Woodstock 69. Premier accroc -et de taille- le propriétaire du site de Watkins Glen dans l’état de New-York, qui devait initialement les accueillir, a décidé de les lâcher. Il a fallu trouver un plan B en urgence. L’équipe s’est rabattue sur le Merriweather Post Pavilion, une salle de concert en plein air, qui peut accueillir jusqu’à 32.000 personnes. Un lieu qui se trouve dans le Maryland et non plus dans l’état de New-York, comme le Woodstock original.

Et les déboires se sont enchaînés… Woodstock 50 proposait un line-up très fort, avec la venue de Jay-Z, Chance the Rapper, The Killers, Miley Cyrus, Santana, Halsey, John Fogerty, The Raconteurs, The Black Keys, Imagine Dragons, Halsey, Run the Jewels et bien d’autres. Mais comme un problème n’arrive jamais seul, très vite, les Black Keys ont annulé leur venue en raison d’un « conflit d’horaire ». Et ils sont loin d’être les seuls, puisque le rappeur Jay-Z, qui devait clôturer ce week-end de festivités, s’est également retiré du projet. Suite à quoi l’un des investisseurs principaux, Dentsu Aegis Network, a publié un communiqué annonçant son retrait du festival et que ce dernier était, de fait, annulé.

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