2019, l’année de tous les records pour Bruxelles

Habituée à être pointée du doigt pour ses mauvais résultats en termes de mobilité ou de pollution, Bruxelles signe en 2019 un bon bilan touristique et culturel. 

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Aaaah Bruxelles et ses attractions touristiques traditionnelles. Atomium, Manneken Pis, Grand-Place,… Notre capitale regorge d’activités à faire en famille ou entre amis. Pas étonnant qu’elle attire de plus en plus de visiteurs. Pourtant, les attentats du 22 mars 2016 avaient diminués sa fréquentation. Heureusement, Bruxelles a su se relever et rayonne à nouveau. Particulièrement cette année. Vie nocturne, tourisme, attractions : la capitale signe une année record et promet de faire encore mieux en 2020.

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Les Plaisirs d’hiver rencontrent également un franc succès.

Explosion du tourisme

9,4 millions. C’est le nombre de nuitées en 2019 selon les chiffres de l’office du tourisme et des congrès Visit.Brussels. Soit une croissance de sept pour-cent par rapport à l’année précédente. Mieux, en dix ans, le nombre a presque doublé. Patrick Bontinck, CEO de Visit.Brussels, expliquait au quotidien Le Soir que l’équilibre entre le tourisme d’affaires et le tourisme de loisirs était pratiquement atteint. Cette hausse s’explique d’ailleurs par l’accroissement des salons et congrès organisés à Bruxelles. « D’autant que le Brexit a déjà amené 150 nouvelles associations internationales à Bruxelles et que le nombre d’institutions pourraient privilégier l’organisation de leurs réunions dans la capitale de l’Europe plutôt qu’à Londres« , détaille le quotidien en ouverture de son édition ce jeudi. Aussi, les mois de juin et d’octobre sont les meilleurs enregistrés avec 83% de remplissage hôtelier. Au total, Bruxelles a été taguée plus de 10 millions de fois sur Instagram, ce qui en fait la ville belge la plus populaire en termes d’hashtag, souligne encore Le Soir.

Vie nocturne de folie

Sur les deux dernières années, la vie nocturne bruxelloise a pris un sacré coup de boost. Entre les nouveaux (mini) festivals et les lieux devenus incontournables, Bruxelles vit de jour comme de nuit. Début novembre, la boîte de promotion d’artiste Fifty Fifty présentait la première édition de son festival qui se tenait dans cinq lieux de la capitale. Des dizaines d’artistes se sont succédés dans des salles et bars emblématiques. Un succès qui s’ajoute aux Fifty Fifty session organisées mensuellement dans divers endroits (notamment au C12, récente petite salle située dans la galerie Horta). D’autres festivals séduisent également comme le Listen ou les Nuits sonores. En plus de la fréquentation importante dans les différentes salles de concert traditionnelles, Bruxelles a aussi su faire renaître une partie de ses boîtes de nuit (comme le Mirano). « Il y a un avant et après attentats. En trois ans, l’identité bruxelloise s’est renforcée, de nouveaux acteurs sont arrivés sur le marché. Il y a une vraie volonté de faire revivre le centre-ville« , expliquait Patrick Bontinck à La Libre mi-décembre.

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Milieu culturel en expansion

Avec l’arrivée du cinéma White dans le centre-commercial Dockx ou le nouveau musée d’art moderne Canal-Centre Pompidou inauguré au printemps 2018, le milieu culturel bruxellois se porte bien. Côté expositions, les musées de la capitale ont su faire les bons choix. En un mois, l’exposition Dali et Magritte aux Musées royaux des Beaux-Arts ont a attiré 100.000 visiteurs. Plus étonnant, le musée de l’histoire européenne comptabilise 300.000 entrées en 2019. Entre choix judicieux et pluralité, les expos ne manquent pas et séduisent de plus en plus de touristes et de Bruxellois. À noter également, les festivals belges de musique continuent de drainer un grand nombre de visiteurs. Globalement, ils signent tous des bilans positifs cette année. Certains font, au passage, les affaires de Bruxelles comme Tomorrowland.

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Défis à venir

Bruxelles tentera d’atteindre les 10 millions de nuitées en 2019. Patrick Bontinck expliquait au Soir vouloir développer un tourisme durable réparti sur toute la Région. Ces nouveaux records font du bien à la capitale souvent pointée du doigt pour ses mauvais résultats en termes de pollution ou d’embouteillages. Si son tourisme et ses milieux culturels se portent bien, Bruxelles a d’autres défis à relever. Fin octobre, les trois instituts de statistiques belges (Statistiek Vlaanderen, IWEPS et IBSA) publiaient un rapport sur les migrations interrégionales. Conclusion de l’étude : Bruxelles connaît un exode urbain important avec 40.000 départs annuels, principalement vers la Flandre. Entre immobilier trop cher et envie de s’installer en dehors d’une grosse ville, la capitale serait-elle en train de se transformer en lieu de passage pour étudiants et touristes ?

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