Jeux Olympiques: ces pays exclus de la compétition sportive internationale

La Russie est exclue des Jeux Olympiques et de la Coupe du Monde de football, comme d'autres nations avant elle... Pour des raisons très différentes. On fait le point.

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Les dirigeants de l’Agence mondiale anti-dopage ont convenu à l’unanimité de bannir la Russie des sports internationaux pour quatre ans, ce qui comprend les Jeux olympiques de l’été prochain à Tokyo, ceux d’hiver à Pékin et la Coupe du Monde de 2022 au Qatar. Une décision qui intervient après un scandale de dopage de grande envergure révélé il y a cinq ans, notamment avec des échantillons d’urine trafiqués lors des Jeux Olympiques d’hiver en 2014 à Sotchi (qui avaient été passés par le trou d’un mur), mais aussi de la corruption et des disparitions de contrôles positifs.

L’agence nationale anti-dopage Rusada, qui avait falsifié des centaines de documents, avait été suspendue suite à ces découvertes en novembre 2015. Voilà que la Russie se voit désormais exclue des compétitions sportives internationales pour une durée de quatre ans : il s’agit de la sanction la plus sévère liée à ce système de triche qui a gangrené le sport mondial pendant des années.

Par contre, ce n’est pas la première fois qu’un pays est banni de la compétition. Certaines nations ont également décidé de boycotter les Jeux Olympiques pour diverses raisons. Comme les États-Unis en 1980. Le président en fonction, Jimmy Carter, avait décidé de ne pas envoyer ses athlètes à la compétition pour protester contre l’invasion soviétique en Afghanistan, étant donné que les Jeux Olympiques avait lieu à Moscou. Même schéma pour la Russie en 1984, qui en réaction, avait boycotté les J.O. qui se tenaient à Los Angeles cette année-là.

Après la Première et la Seconde Guerre Mondiale, les pays vaincus et leurs alliés avaient été exclus des compétitions internationales. En 1920, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Turquie ne sont pas invités aux Jeux d’Anvers. En 1924, l’Allemagne est toujours bannie et une nouvelle fois en 1948, à Londres, en compagnie du Japon qui ne figure pas non plus sur la liste des invités pour les raisons qu’on connaît. Cette année-là, l’Union soviétique choisit aussi de ne pas y envoyer de sportifs.

En 1964, le comité olympique décide d’interdire la participation de l’Afrique du Sud aux J.O. qui se tiennent à Tokyo en raison de sa politique de ségrégation raciale. La FIFA suspendra également la participation du pays de la Coupe du Monde de football. Le pays ne réintégrera la compétition qu’en 1992, un an après l’abolition de l’apartheid.

2019-10-24-tokyo64-closingJeux Olympiques de Tokyo en 1964

En 1976, c’est le branle-bas de combat. Vingt-deux nations africaines, menées par la Tanzanie, décident de boycotter les Jeux olympiques. Le but ? Protester contre la présence aux Jeux de la Nouvelle-Zélande, dont l’équipe de rugby avait effectué une tournée en Afrique du Sud, malgré l’apartheid.

Enfin, en 1988, la délégation de la Corée du Nord décide de boycotter les 24ème Jeux Olympiques de l’ère moderne organisés à Séoul, puisqu’elle réclamait le statut de co-hôte qu’elle n’a pas obtenu. Elle sera également rejointe par Cuba, l’Albanie, l’Éthiopie, Madagascar, le Nicaragua et les Seychelles qui évoquent différentes raisons pour ne pas s’y rendre.

main_carllewis_seoul1988Carl Lewis aux Jeux Olympiques de Seoul en 1988

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