Allez-vous toucher une prime de fin d’année?

Le père noël n'est pas le seul à faire des cadeaux en cette fin d'année. Une majorité de secteurs, public et privés, versent une prime à leurs employés en décembre. Ces étrennes varient cependant beaucoup d'une entreprise à l'autre. 

bruno-martins-haydxrpivd8-unsplash

Courses de noël, repas familiaux, départ en vacances… Décembre rime souvent avec dépenses. Mais aussi avec bonus. De plus en plus de secteurs versent des primes de fin d’année aux salariés. Un 13ème mois? Pas nécessairement. Tout dépend de ce qui a été décidé par la convention collective ou par l’entreprise elle-même. «Cela peut prendre des formes très différentes: une rémunération proche du revenu habituel, un pourcentage du salaire, ou encore un forfait fixe de 250 euros pour l’ensemble des travailleurs par exemple», explique Nicolas Deprets, attaché de presse à la FGTB. Parfois même, le cadeau sous le sapin prend la forme non pas d’une prime mais de chèques-cadeaux défiscalisés. 

Qui y a le droit ? 

Tout comme le montant de la prime varie, sa date de versement aussi. Alors comment savoir si vous allez recevoir ce bonus? «La première chose à faire s’il y a un délégué syndical dans l’entreprise, c’est de s’adresser à lui. Il pourra renseigner les employés sur leurs droits. Sinon, il faut se pencher sur son contrat de travail, ou bien même lire le règlement de l’entreprise pour y trouver l’information», conseille Nicolas Deprets. Si ce n’est indiqué sur aucun de ces documents, pas de panique, cela ne veut pas forcément dire qu’aucune prime n’est prévue. Pour en avoir le cœur net, il faut se tourner vers sa convention collective, conclue en commission paritaire. A titre d’exemple, tous les salariés de la commission paritaire 200, la plus importante du pays, touchent une prime équivalente au salaire brut du mois de décembre… moins les taxes évidemment.  

Depuis quelques années, les intérimaires ont également le droit à une prime de fin d’année. «Ce ne sont pas les agences d’intérim qui versent cette prime, mais le Fonds Social pour les intérimaires», précise l’attaché de presse de la FGTB. Pour y avoir le droit, il faut au moins avoir travaillé 65 jours ou 494 heures pendant la période de référence (du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante). Tout intérimaire concerné reçoit dans le courant du mois de décembre un document du Fonds Social, à compléter et à renvoyer soit à l’organisme soit à un syndicat auquel il est affilié. 

money-2156375_1920

Deux autres spécificités: les employés qui ont rejoint l’entreprise en cours d’année, ou ceux qui l’ont quitté. Pour les premiers, une prime est versée en décembre au prorata du temps de travail, à condition que le salarié soit employé depuis au moins six mois. Pour les deuxièmes, une partie de la prime est payée au moment de la fin du contrat en cas de licenciement. En cas de démission en revanche, il y a peu de chance que ce cadeau bonus soit versé. 

Une rémunération comme une autre? 

Quelque soit le montant de la prime, celle-ci est considérée comme une rémunération à part entière. Elle est donc soumise aux cotisations ONSS. Mais ce n’est pas tout. A indemnité exceptionnelle, précompte professionnel exceptionnel. Celui-ci est en effet plus élevé que pour le salaire habituel. Résultat, la prime peut être taxée jusqu’à 53,5%. Quoi qu’il en soit, cela reste un cadeau appréciable sous le sapin! 

Sur le même sujet
Plus d'actualité