Georges-Louis Bouchez, nouveau président du MR

33 ans, c'est l'âge où le christ est mort et où Georges-Louis Bouchez est devenu président du MR. Le montois affiche un soutien inconditionnel à l'option d'un gouvernement avec la N-VA. C'est sans doute une mauvaise nouvelle pour l'informateur Paul Magnette.

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Louis Michel avait 33 ans. Charles Michel, 35 ans. Le MR n’en est pas à son premier trentenaire pour diriger le parti. Il faut croire que le militant libéral de tout bord et de tout poil aime in fine et, plus que tout, l’audace de la jeunesse. Gerges-Louis Boucher emporte la course sur Denis Ducarme, qui à ses côtés faisait presque figure de vieux briscard avec ses 46 printemps.

L’élection laissera des traces

Le Montois affiche un C.V. intéressant: beau score aux dernières élections communales à Mons, “agitateur d’idées” du MR, ancien député wallon et échevin, et actuel sénateur coopté. Ses débuts en politique, il les a fait au cabinet de Didier Reynders (MR). Mais il a été clairement adoubé et même épaulé par Charles Michel. Bouchez défend d’ailleurs envers et contre tout l’alliance nouée par Charles Michel avec la N-VA. En cela, cette élection va peser sur le travail mené par Paul Magnette qui semble bel et bien déminer le terrain pour écarter le parti nationaliste. Pour le MR, c’est surtout le pari d’un parti unifié entre le camp Reynders et le camp Michel. Mais l’élection laissera des traces profondes. Christine Defraigne a déjà annoncé qu’elle lançait un mouvement au sein du parti de type progressiste. Quant à Denis Ducarme, il pourrait se montrer revanchard, à moins qu’il ne reçoive un strapontin en guise de lot de consolation.

Bouchez et ses propos chocs

 En attendant, lexpression “ne pas avoir sa langue dans sa poche”  convient parfaitement au nouveau président du MR qui promet bien des bleus dans ses confrontations. Il aime briller sur les plateaux télés. Il pratique avec art la joute oratoireÀ la télé, sur les réseaux sociaux ou dans les journaux, le Montois n’a jamais hésité à réagir à tout et tout le temps. Jamais à court d’idées nouvelles, voire de propos transgressifs. Il va devoir désormais les assumer ou les faire oublier. Il avait par exemple dit d’Elio Di Rupo que Nicolas Martin (successeur de Di Rupo à Mons, NDLR) était son représentant de commerce. Il s’est déjà aussi affiché avec le virulent nationaliste flamand Théo Francken avec qui il entretient des relations cordiales.

 

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