Pavlok, le bracelet qui vous envoie des décharges à chaque mauvais comportement

Basé sur les travaux de Pavlov, ce bracelet donne la possibilité à son utilisateur de s'envoyer des décharges quand il adopte de mauvaises habitudes. Tout va bien.

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Au début du 20e siècle, Ivan Pavlov théorise le conditionnement classique qui deviendra l’un des concepts les plus célèbres du béhaviorisme. Le principe : relier une action à un stimulus. Pour illustrer son propos, le psychologue opère le test sur son chien. Pour avertir l’animal qu’il est l’heure de manger, Pavlov fait tinter une cloche. Instantanément, le chien salive. Lorsqu’il n’apporte pas de nourriture mais fait quand même sonner la cloche, le chien salive aussi. C’est sur cette théorie que l’américain Maneesh Sethi s’est basé pour concevoir son bracelet, Pavlok.

Accro aux chips, Maneesh Sethi a imaginé ce bracelet qui lui envoie des décharges – des « zaps » – plus ou moins violentes à chaque fois qu’il ouvre un paquet. Ainsi, il est possible de programmer votre bracelet pour à peu près toutes les mauvaise habitudes : fumer ou boire trop, manger plus que nécessaire et même passer trop de temps sur Facebook alors que vous êtes censé travailler. Car oui, Pavlok peut être relié à votre compte Google pour vous surveiller davantage. Pire, quelqu’un d’autre peut contrôler votre bracelet à distance et vous envoyer des décharges quand il le souhaite. 

Le Youtubeur américain, Steven Sievert, a testé le bracelet Pavlok. 

Nouvelle mode américaine

Comme tout nouveau concept un brin excentrique, l’objet provient des États-Unis. Et ce n’est d’ailleurs pas le seul du genre à être disponible sur le marché. Avant Pavlok, il avait Lumo Back, ceinture qui envoie des décharges à chaque fois que celui qui la porte ne se tient pas droit. Ou GymPact qui ponctionne de l’argent de votre compte en banque si vous n’allez pas suffisamment de fois à la salle de sport. Les sites, applications et autres gadgets dans le genre se comptent par dizaines et convainquent de plus en plus américains soucieux d’adopter de meilleures habitudes quitte à se faire du mal physiquement et psychologiquement. 

Basés sur la culpabilisation et des pratiques légèrement tortionnaires, ces gadgets font froid dans le dos et vont royalement à l’encontre de l’épanouissement personnel pourtant à la mode. Pavlok montre par contre des chiffres impressionnants quant à la rapidité de l’arrêt de la cigarette. Pas sûr que ça suffise à nous rassurer…

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