5 choses à savoir sur la manifestation contre les violences faites aux femmes

Ce 24 novembre, citoyens et citoyennes sont appelés à manifester contre les violences faites aux femmes. L'année dernière, plus de 5.000 personnes avaient répondu à l'appel.

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Plus que jamais, l’actualité de 2019 aura été marquée par la dénonciation des violences faites aux femmes et des nombreux féminicides que ce soit en Belgique ou en France. Si les médias multiplient les articles et si les associations intensifient leurs actions sur le terrain, les gouvernements ne suivent pas (encore). En réponse, plusieurs manifestations sont organisées dans quelques grosses villes européennes ces 23 et 24 novembre. Tous veulent rappeler l’urgence à l’aube de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes qui se tiendra lundi. Voici quelques informations pratiques sur le rassemblement qui aura lieu dimanche à Bruxelles.

Qui l’organise ?

Comme l’année dernière, la plate-forme Mirabal Belgium s’est attelée à l’organisation de la mobilisation. Des dizaines d’associations y sont regroupées, féministes pour beaucoup. Parmi celles-ci : Vie Féminine, Amnesty Belgique, CNCD – 11.11.11, Sos Viol, etc.

Quelles sont les raisons de la manifestation ?

Elles sont nombreuses. D’abord, parce que les femmes continuent à mourir sous les coups de leur (ex)compagnon. En 2018, 37 femmes ont perdu la vie en Belgique. Depuis le 1er janvier de cette année, elles sont 22. Le site internet Stop Feminicides recense tous les féminicides avec les prénoms et âges des victimes. Moustique a également consacré un article sur ces chiffres macabres.

Mais ce n’est pas tout car, comme le rappellent les associations, les violences physiques ne représentent que la plus petite partie des violences faites aux femmes. S’ajoutent les traumas psychologiques, les inégalités de genres, le manque de réactivité de la part de notre gouvernement ou encore l’absence de plan national. « Il faut que des mesures soient prises par l’ensemble des cabinets ministériels. Et qu’elles soient budgétisées. Les gouvernements sont en train d’être formés. C’est le moment d’agir et d’élaborer un plan national« , nous expliquait Céline Caudron, coordinatrice de l’association Vie Féminine lors de l’affaire Bicky Burger début octobre. L’ensemble des revendications de Mirabal sont à lire ici.

Manifestation : où, quand ?

Le rassemblement se tiendra donc le dimanche 24 novembre à Bruxelles. Les manifestants sont attendus à 14 heures au Carrefour de l’Europe, face à la Gare Centrale. Le cortège passera par différents quartiers du centre de la capitale et s’arrêtera pendant 15 minutes à hauteur de la place Poelaert pour rendre hommage aux femmes ayant perdu la vie. Idéalement, Mirabal souhaiterait que des paires de chaussures y soient symboliquement déposées.

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Pourquoi l’orange ?

Les associations et manifestations féministes sont fréquemment teintées de mauves. Mains et visages peints, banderoles, logos, etc. Pourtant, la Journée internationale contre les violences faites aux femmes sera orangée. C’est parce qu’elle s’inscrit désormais dans la campagne internationale UniTE, « Orange the world ». Différentes institutions – telle que le Parlement européen – ainsi que des monuments emblématiques seront recouverts d’orange. Même le Manneken-Pis aura droit à son costume coloré pour soutenir la lutte. Les manifestants sont d’ailleurs invités à porter une petite touche orangée.

Pourquoi une minute de bruit ?

Le 25 novembre, Journée officielle contre les violences faites aux femmes, plusieurs rassemblements auront lieu partout en Belgique. L’objectif : réaliser une minute de bruit contre les féminicides et l’invisbilisation des violences faites aux femmes.

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