Ecologie: les comportements différents des Bruxellois, Flamands et Wallons

On a le comportement écologique ou non de sa situation. Plus proche de l'aéroport, on prend plus l'avion. Plus de route à faire, on roule plus en voiture diesel. C'est ainsi que Flamands, Wallons et Bruxellois ont des comportements bien différents.

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L’agence de recherche IVOX a interrogé 2000 Belges pour connaître leurs comportements en matière d’écologie. Tous les Belges ont encore bien du chemin à faire. Mais ils ne sont pas tous au même stade. Les habitudes divergent en fonction de la situation topographique de chaque région du pays mais aussi de critères culturels et économiques. Globalement, le flamand est le moins écologique dans son comportement et le bruxellois, celui qui l’est le plus. Mais il y a des surprises.

La mobilité douce, un truc de Bruxellois ?

Côté voiture, qu’on soit flamand ou wallon, on est un sur deux à l’utiliser tous les jours alors que seul un Bruxellois sur quatre le fait. Quatre Bruxellois sur dix prennent les transports en communs tous les jours contre un Flamand ou un Wallon sur dix.

Le wallon est le plus réfractaire aux transports en commun. Une bonne partie de la population walonne (40%) ne prend jamais de transport en commun alors que seul un Bruxellois sur dix ne se frotte jamais aux moyens de déplacement publics et un flamand sur quatre.

La majorité des Bruxellois a déjà fait des recherches pour savoir s’il existait des transports en commun entre son domicile et son travail. Trois Wallons sur dix – et un peu moins de Flamands – n’ont jamais pensé faire cette démarche.

Par contre, un Flamand sur quatre roule à vélo (électrique ou pas) tous les jours contre 8% de Bruxellois et une proportion ridicule de 2% de Wallons.

L’avion du Bruxellois et le diesel du Wallon

Plus de la moitié des flamands et francophones ne partiront pas en vacances en avion en 2019 alors que six bruxellois sur dix le fera et souvent plus d’une fois.

Les wallons (près de la moitié d’entre eux) sont ceux qui roulent encore le plus souvent au diesel. Le Flamand est plus souvent passé à l’essence et le Bruxellois encore plus. S’il fallait acheter un véhicule neuf, le Bruxellois serait celui qui opterait le plus souvent pour une hybride et le Flamand le moins souvent. Le wallon resterait accroché au diesel deux fois plus souvent que le flamand ou le bruxellois. Mais la proportion de flamand qui n’en à rien à faire du choix du carburant par rapport à l’écologie est deux fois plus importante. Il faut dire que le Bruxellois se rend très peu souvent au travail en voiture alors que le Wallon prend sept fois sur dix le volant et le Flamand six fois sur dix.

L’eau du robinet quand on se lave les dents

Les détails qui tuent ? Le Bruxellois laisse plus souvent que le Wallon ou le Flamand couler l’eau du robinet quand il se brosse les dents. Le Flamand pense rarement à débrancher sa télévision le soir alors que quatre belges francophones sur dix passent à l’acte tous les soirs. D’ailleurs, côté flamand, trois personnes sur dix disent que personne dans son ménage ne se préoccupe du climat. Chez les wallons et les bruxellois ce désintéret total est deux fois moins souvent le cas.

On notera au passage que la conscience écologique est plus présente chez les femmes. Pour choisir son travail, outre l’attrait pour la fonction, la proximité du domicile joue bien plus souvent pour elles alors que le salaire vient en tête pour eux.

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