La légende du cyclisme Raymond Poulidor est décédée

« Poupou » s'est éteint cette nuit à l'âge de 83 ans. « L’éternel second » restera longtemps encore le premier dans le cœur de beaucoup de Français et sympathisants de la Petite Reine.

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Hospitalisé depuis le 8 octobre dernier en raison d’une « grande fatigue », Raymond Poulidor s’est éteint cette nuit à Saint-Léonard-de-Noblat dans le Limousin, annonce ce mercredi matin le journal L’Equipe. C’est une immense figure populaire et sportive français qui disparaît car, comme le dit le quotidien, « Poupou » fut davantage qu’un coureur cycliste. « L’éternelle second » comme on l’appelait était toujours le premier à se mêler à la foule. Devenu ambassadeur de la caravane publicitaire du Tour, il était présent parmi le public sur chaque étape, où n’importe qui pouvait l’aborder sans aucune fioriture. L’homme était et est toujours resté d’une grande simplicité et plein d’humilité.

Au cours de sa carrière (qui s’acheva en 1977 après 18 saisons), Poulidor a notamment remporté le Tour d’Espagne (1964), Milan-San Remo (1961), la Flèche wallonne (1963), ainsi que 11 étapes de grands tours dont 7 de la Grande Boucle. Il n’en pourtant jamais porté une seule fois le maillot jaune, la faut principalement à la présence successive de deux « monstres » sur les routes à ses côtés : le Normand Jacques Aquetil et notre « Cannibale » national Eddy Merckx (cinq Tours chacun à leur actif).

Dans l’intervalle des cinq années entre le dernier succès du Français (1964) et le premier du Belge (1969) où l’horizon semblait enfin dégagé, « Poupou » fut surtout rattrapé par sa légende de malchanceux. Surtout sur le Tour 1968 qui lui semblait promis. Au cours d’une étape maudite menant menant à Albi (Tarn), où Poulidor s’apprêtait à prendre un avantage décisif dans une échappée, un motard le renversa, occasionnant un traumatisme crânien, un fracture du nez et son abandon…

Il se consolera en étant encore à ce jour le détenteur du plus grand nombre de podiums de la Grande Boucle (huit fois entre 1962 et 1976, dont la dernière à plus de 40 ans ! ) et surtout en faisant démentir l’adage qui dit que l’Histoire ne retient que les vainqueurs. C’est désormais à son petit-fils, le Néerlandais Mathieu van der Poel, star montant du cyclisme mondial, de prendre la relève au sein du peloton.

Belga Images

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