Quelles sont les alternatives aux maisons de repos?

Face à la montée des prix des homes, certains se tournent vers d’autres établissements. Entre habitat communautaire et centres de jour, petit tour d’horizon de ces alternatives.

© Unsplash / Joyce Huis

Rester à domicile

Face à la montée des prix des maisons de repos (hausse nominale de 26,4 % dans le public et de 32,1 % dans le privé), c’est l’une des solutions pointées par Jean-Marc Rombeaux, conseiller expert pour les matières touchant aux aînés à la Fédération des CPAS et auteur de l’étude « La maison de repos devient-elle un produit de luxe ? Évolution des prix en maison de repos en Wallonie (1998-2018) ». Mais rester chez soi le plus longtemps possible requiert plusieurs conditions : l’envie d’y rester (c’est évident), mais aussi la présence de l’entourage, le degrés d’indépendance, etc. En Belgique, la Fédération de l’Aide et des Soins à Domicile (FASD) comprend neuf structures Aide et Soins à Domicile (ASD) à Bruxelles, Eupen et en Wallonie, regroupant environ 4.500 travailleurs. En 2018, ces services ont bénéficié à 65.365 personnes.

Habiter une résidence-services

Il s’agit d’un studio en contact avec un home à proximité. Il est souvent proposé aux personnes seules ou en couple étant encore valides. Il permet de garder son autonomie tout en bénéficiant des services d’une maison de repos (entretien, repas, activités, soins). Les résidences-services sont néanmoins plus chères que les maisons de repos.

Visiter un centre d’accueil de jour

Ces centres sont ouverts de 8h à 18h et proposent des activités, des repas et des aides et soins appropriés à la perte d’autonomie. Ils sont le plus souvent lié à une maison de repos.

Visiter un centre de soins de jour

Situé aussi au sein d’une maison de repos, le centre de soins de jour accueille en journée les personnes de plus de 60 ans ayant besoin de soins ou d’aide journalière en raison d’un fort niveau de dépendance. L’objectif de l’établissement est aussi d’apporter le soutien nécessaire au maintien de ces personnes à domicile.

Se rendre dans une maison d’accueil communautaire

Ces établissements accueillent des seniors pendant la journée et leur proposent des activités sociales et culturelles. Il s’agit généralement d’une initiative de la commune ou d’une association. Le but est de combattre la solitude à laquelle sont très souvent confrontées les seniors. En novembre 2018, nous avions discuté avec l’association bruxelloise Bras Dessus Bras Dessous (BDBD) qui organise ce genre d’activités à Bruxelles.

Opter pour l’habitat kangourou

Il s’agit d’une cohabitation entre parents, proches, amis, ou parfait inconnus. Le Guide Social le décrit comme tel : « La personne âgée s’installe au rez-de-chaussée d’un habitat tandis qu’un jeune ménage ou une famille occupe le reste de la maison. Dans la plupart des cas, la personne âgée est la propriétaire ou le bailleur des lieux et il est prévu un contrat qui précise les modalités de la relation de services et le loyer modique payé par la famille. Cette formule d’habitat simple et efficace permet aux personnes âgées de mieux vivre chez elles grâce à un voisinage bienveillant ».

Se tourner vers l’habitat groupé

Plusieurs solutions sont possibles. Soit louer ou acheter avec d’autres personnes une maison ou un appartement, soit se tourner vers une structure chapeautant le tout comme le modèle Abbeyfield importé du Royaume-Uni. Pour plus d’information découvrez le témoignage de Maria, habitante d’une maison Abbeyfield, dans le Moustique de cette semaine, en pages 30-32.

Cohabiter avec un étudiant

Cette alternative propose à une personne âgée d’accueillir un étudiant chez elle durant ses années d’étude. « Dans un échange, chacun apporte quelque chose. Moi, j’offrais un logement plutôt confortable et j’espérais être une aide pour une étudiante méritante. Ma « coloc » – Hélène – est une jeune fille charmante, toujours de bonne humeur, courageuse, elle m’a apporté beaucoup de jours heureux, une aide efficace pour mon ordi  C’est une fille qui remplit l’appart de sa jeunesse. Je serai triste quand elle partira mais je lui souhaiterai « longue et heureuse vie » car elle m’a donné bien plus que ce que je lui ai offert », témoigne une senior sur le site de l’association 1 toit 2 âges créée en juillet 2009.

Pour en savoir plus, lisez notre article « Pourquoi vieillir coûte cher? » en pages 30-32. Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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