À partir d’aujourd’hui, les femmes européennes travaillent gratuitement

Le lundi 4 novembre 2019, c'est la Journée européenne des inégalités salariales, une journée symbolique pour dénoncer le fossé salarial encore existant entre hommes et femmes.

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La date est symbolique : le 4 novembre marque le jour à partir duquel les femmes ne sont plus payées, par rapport à leurs confrères masculins, et ce jusqu’au 31 décembre 2019. Selon les statistiques, les femmes de l’Union européenne gagnent encore 16% de moins que les hommes, pour un travail égal. On constate une faible évolution : l’an dernier, la moyenne était de 16,2%. Par contre, assez paradoxalement, les écarts les plus graves ont été constatés dans les pays aux économies les plus fortes.

Alors, qu’est-ce qu’on attend pour réduire ce gouffre ? Atteindre l’égalité salariale n’est pas une tâchée aisée. Dans la longue liste des facteurs à prendre en compte pour réaliser le calcul qui démontre l’écart de salaire homme/femme, se trouve en premier celui de la structure familiale. En 2019, les femmes ont toujours plus de chances d’être les principales responsables de l’organisation familiale et, historiquement, elles sont plus susceptibles de travailler dans des secteurs de l’économie où les revenus sont plus bas.

La Belgique fait partie des bons élèves

Ces dernières sont aussi plus susceptibles d’être confrontées au « plafond de verre », comme l’explique l’Institut pour égalité des femmes et des hommes, la notion « renvoie au fait que les femmes peuvent progresser dans la hiérarchie de l’entreprise mais seulement jusqu’à un certain niveau. Résultat : elles sont en grande partie absentes du sommet de la hiérarchie. À noter que les femmes se heurtent au plafond de verre aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique mais également dans bien d’autres domaines : syndicats, fédérations patronales, ONG, autorités académiques, partis politiques, etc. »

La bonne nouvelle, c’est que la Belgique se situe dans les bons élèves du classement, puisque l’écart salarial n’y est « que » de 6,1%. Au contraire de l’Estonie, de la République tchèque et de l’Allemagne (21%), qui sont les cancres de l’Europe en matière d’égalité de rémunération, suivis de l’Autriche, de la Slovaquie et du Royaume-Uni, où le gouvernement estime l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes à 17,3%. Des chiffres qui doivent toutefois être remis en perspective avec le taux d’emploi de chaque pays concerné.

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