Le secret pour trouver un job à l’ère numérique

Il ne suffit plus de faire le tour des entreprises avec un C.V. et une lettre de motivation pour se faire embaucher. À cause de la digitalisation et des contrats précaires, les méthodes pour trouver un nouveau boulot ont complètement changé.  Désormais, il faut notamment veiller à sa e-réputation…

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Le temps où il suffisait de pointer le bout de son nez chez votre potentiel employeur avec une lettre de motivation, un C.V., des compétences adaptées et une bonne dose de motivation pour trouver un job est révolu. Depuis, les nouvelles technologies et les problèmes de rentabilité des entreprises sont passés par là et dégoter un boulot est devenu une mission presque impossible. StepStone a mené l’enquête. En moyenne, il faudrait 7 mois à un candidat entre le début de ses recherches et la signature d’un contrat. 5 mois de « phase d’orientation », c’est-à-dire le moment où le candidat pose sa candidature, et 2 mois pour la « phase de recrutement », le délai entre l’entretien jusqu’à la signature du contrat. StepStone constate que plus un candidat est âgé et expérimenté, plus il est sélectif et plus la phase d’orientation est longue.

Attention à l’e-réputation

« Avec l’avènement des réseaux sociaux depuis 10 ans, on est dans un recrutement 3.0. Les recruteurs peuvent découvrir les candidats via les réseaux, leur e-réputation. De leur côté, les candidats peuvent porter leur attention sur la culture d’entreprise, commence la spécialiste en recrutement, entrepreneuse et fondatrice de Betuned Amélie Alleman. Les entreprises veulent plus qu’un bon profil. Elles veulent des candidats avec une bonne communication, une capacité à s’adapter, des compétences humaines. La lettre de motivation classique a du mal à exprimer ces qualités, car elle est très formelle. Un CV Vidéo est aujourd’hui souvent intéressant. » Cela dépend évidemment de votre profil et de l’entreprise convoitée… « Un développeur trilingue trouvera un job en 10 jours avec un contrat en CDI. Dans le secteur IT, c’est assez simple. Un diplômé en marketing aura plus de difficultés. Alimenter son profil LinkedIn avec des articles sur le digital marketing, par exemple, prouvera aux employeurs qu’il s’y connaît, qu’il a des choses à apporter. Mais il faut s’adapter à l’entreprise. Certaines tiennent encore à la lettre de motivation…« 

« Google, aide-moi à trouver un emploi chez McDonald’s »

D’autres entreprises intègrent au contraire les nouvelles technologies au maximum. Toutes, pratiquement, passent par des plateformes comme StepStone ou Monster. La société d’intérim et de sélection Accent a carrément sorti une application baptisée Swop afin de faciliter les candidatures pour des secteurs comme l’horeca ou le commerce du détail. Aux États-Unis et en France, pas encore chez nous, McDonalds accepte même les candidatures vocales via les enceintes connectées comme Alexa ou Google Home. Il suffit pour cela d’installer l’appli McDonald’s Apply Thru. Et de dire « Ok Google, aide-moi à trouver un emploi chez McDonald’s » pour accéder à la procédure de recrutement. On trouve en outre sur le marché Shapr, le Tinder du recrutement. Grâce aux nouvelles technologies, les offres n’ont jamais été aussi visibles. Mais la concurrence est plus rude que jamais et, bien souvent, les candidats doivent passer par des contrats peu avantageux (voire de l’exploitation pure et dure) avant de tomber sur la perle rare…

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