Formations d’avenir pour métiers en pénurie

Dans certains secteurs comme la construction, on est désespérément à la recherche de bras.

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Maçon, couvreur, menuisier, électricien, peintre, dessinateur… Ces métiers sont actuellement considérés comme “en pénurie” en Wallonie et à Bruxelles. Dans le secteur de la construction, 8% d’emplois sont vacants en Wallonie, pour 4% dans celui de l’industrie. Il est nécessaire de revaloriser les métiers concernés mais aussi les filières d’enseignement qui permettent aux jeunes de s’y former. Car ce n’est par vers les hautes écoles et universités que les employeurs de ces métiers manuels se tournent. Les établissements d’enseignement technique et professionnel, principaux pourvoyeurs des travailleurs de demain, sont dans leur ligne de mire. Dans ces filières, un élève sur trois choisi le secteur “service aux personnes”. S’il y a certes une demande de main-d’œuvre, elle n’est pas aussi élevée qu’ailleurs. Viennent ensuite les secteurs de l’économie, de l’industrie, et de la construction.

Les professeurs nous répètent depuis le début que le métier est en pénurie. Je ne pense donc pas que j’aurai du mal à trouver du boulot”, explique Arthur. À 18 ans, le jeune homme termine une formation de dessinateur. “Après trois années dans le général, j’ai décidé de changer d’école pour aller vers l’enseignement professionnel, même si je réussissais très bien. Je voulais faire une formation plus concrète. Ce n’est pas comme si j’habitais à côté et que je testais pour le plaisir. Je suis originaire de Libramont, donc me rendre ici, ça voulait dire quitter mon école, mes amis et ma famille pour aller à l’internat. Je suis vraiment venu par passion.” Pari réussi, il y a fort à parier que d’ici la fin de l’année, il aura signé son premier contrat.

Dans son école namuroise, on reste conscient de la demande et des besoins des employeurs, et on s’y adapte. “Chaque année, on ouvre de nouvelles options et on en ferme d’autres car elles ne collent plus avec les réalités de terrain, explique Marylène Mathias, la directrice de l’IATA (institut d’enseignement des arts techniques, sciences et artisanat). Ça ne s’arrête jamais dans l’enseignement qualifiant, il faut une adéquation entre la demande et l’offre au niveau de l’emploi. Ce qui n’est pas le cas dans l’enseignement général. Ici, on doit vivre avec le temps et être sans cesse en train d’innover ou restructurer et adapter.” Les programmes en communication graphique sont par exemple constamment réévalués car dans ce secteur, l’innovation va presque plus vite que le temps des études. Chaque année, plus de 600 élèves sortent de son établissement. La plupart d’entre eux viennent des filières techniques et professionnelles dont la réputation de certaines dépassent nos frontières. “En horlogerie, par exemple, on vient de France ou de Suisse chercher nos étudiants.

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