Non, il ne va pas faire glacial cet hiver

De nombreux articles prévoient déjà l'arrivée d'un « vortex polaire » et l'hiver « le plus froid des 30 dernières années ». On vous explique pourquoi c'est faux.

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Certains articles de presse se montrent alarmistes sur les températures attendues cet hiver. Sudinfo – mais aussi d’autres médias français – a ainsi relayé un article nommé « Un vortex polaire glacial dans les prochains mois: il pourrait provoquer l’un des hivers les plus froids des 30 dernières années! ». Le contenu est anxiogène et fait mention de la « bête de l’Est » (c’est le petit nom que les médias britanniques ont choisi pour parler de l’air glacial qui arrive de Sibérie) qui provoquera « des explosions de neige ». On y lit également que les mois de janvier et février seront très dur et que « Ce sera l’hiver le plus froid depuis 2013 et le septième des 30 dernières années » Et pourtant… Il est très probable qu’il n’en soit rien.

L’information, largement relayée en Grande Bretagne, provient en fait d’une étude de l’University College of London intitulée « Long-Range Forecast for the North Atlantic Oscillation and UK Weather in January-February 2020 » qui n’avait pas vocation d’être rendue publique. On y lit par exemple qu’il y a « 57% de chances que la température du centre de l’Angleterre soit plus froide que 4,1 ° C, comme en 2018, ce qui en fait le mois de janvier-février le plus froid depuis 2013 ». Soit un peu plus d’une chance sur deux qu’il fasse plus froid que l’hiver dernier.

Reprise par le Sunday Times, l’étude ne mentionne en aucun cas un risque de vortex polaire. Cette information a d’ailleurs été démentie par le service national britannique de météorologie (MET), qui pointait qu’il était impossible à ce stade, de prévoir l’arrivée « d’une nouvelle bête de l’Est ou de températures inférieures à la moyenne cet hiver. Nous pouvons fournir une prévision pour les sept prochains jours, après quoi cela devient une perspective. La technologie n’existe pas pour prédire avec précision le temps qu’il fera dans si longtemps. »

Quoi qu’il en soit, si jamais les températures devaient effectivement être plus froides, cela concernerait la Grande Bretagne, et non pas la Belgique ou la France.

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