Votre télé IPTV ne marche plus? Une partie du réseau a été démantelé

Une large opération de police, organisée dans une demi-douzaine de pays, a permis de démanteler le système de télévision pirate.

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Hier, des policiers italiens, néerlandais, français et bulgares ont effectué des descentes dans plusieurs localités dans le but de bloquer ce qu’ils qualifient « de l’arrière base » de nombreux services IPTV illégaux. La plateforme désactivée, baptisée Xtream Codes, avait été mise au point par deux citoyens grecs.

Si comme 8% des ménages wallons et 1% des Bruxellois, vous aviez été séduit par l’IPTV et ses 9.000 chaînes de télé, dont les postes belges et sportifs moyennant un abonnement d’environ 90 euros par an et l’achat d’un boîtier vendu jusqu’à 100 euros pièce sur internet, il est fort possible que votre télé reste muette ce soir.

En effet, selon le communiqué d’Eurojust, qui a coordonné l’action, une journée de perquisition organisée dans plusieurs pays simultanément « a conduit au démantèlement d’un réseau criminel international utilisant la télévision à péage, qui montre que le crime organisé étend ses activités illégales à des violations massives du droit d’auteur audiovisuel. » Un juteux business « Les dommages causés par le groupe criminel s’élèvent à environ 6,5 millions d’euros, mettant en péril l’existence de nombreux fournisseurs légaux de télévision à péage sur le marché. Plus de 200 serveurs ont été mis hors ligne en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, et plus de 150 comptes PayPal des criminels ont été bloqués. »

Xtream-Codes offrait une solution «tout-en-un» pour exploiter un service IPTV. Elle est enregistré en tant que société en Bulgarie, possède un numéro de TVA local et indique une adresse dans Petrich pour ses bureaux. Selon son site Web aujourd’hui disparu, il a été fondé par deux étudiants. La police a déclaré qu’ils contrôlaient désomrais le système et auraient coupé 800 sites et 183 serveurs, affectés à la reproduction et à la diffusion de flux, qui desservaient plus de 50 millions de clients dans le monde. Pour l’heure, on ne sait pas encore estimer la quantité de données que la police a obtenu.

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