IPTV, la nouvelle arme des pirates?

Illégales, ces box télé seraient également truffées de virus informatiques. On décrypte.

jefferson-santos-9socnyqmkzi-unsplash

Toutes les chaînes télé gratuites et payantes pour 10 euros par mois. Les box IPTV ont la cote en Belgique. Une pratique sans risques? Étant donné que la Cour de justice de l’Union européenne estime désormais que le simple visionnage de ces contenus peut être considéré comme de la contrefaçon, les téléspectateurs pirates s’exposent à des sanctions pénales.

En outre, martèlent de nombreux médias, ils risqueraient aussi de se faire pirater leurs données personnelles. Via toute une série de logiciels malveillants installés à leur insu sur ces boîtiers Android. Afin de parer à tout souci technique, certains utilisateurs accordent même le droit à leur « revendeur » de prendre le contrôle de leur box à distance. Une fausse bonne idée. En tout cas en théorie. « À partir du moment où cette personne possède un accès distant à ce type de boîtier, décrypte un hacker belge, il peut y uploader ce qu’il veut et même contaminer le reste des appareils présents sur le réseau domestique ».

Et si on n’accorde pas le droit au revendeur de prendre le contrôle de la box? « Il dispose toujours d’un accès car c’est lui qui met à jour les codes pirates des chaînes. En théorie, il pourrait donc utiliser une attaque de type botnet (un réseau de machines zombies, NDLR). Si cela se fait déjà avec des caméras IP, cela pourrait très bien se faire avec des box IPTV ». Mais en réalité, ce type d’attaques est extrêmement rare. N’en déplaise à la Haute Autorité française pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) qui ne cesse de crier au loup.

Et puis, si l’on ne peut écarter tout risque de vols de données, on ne voit pas très bien pourquoi ces revendeurs – qui n’ont pas les connaissances techniques des hackers et peuvent déjà engranger plus de 10.000 euros par mois via la vente de box et d’abonnement illégaux – décideraient de pirater leurs clients pour quelques euros supplémentaires. Bref, si le risque zéro n’existe pas, ces boîtiers Android ne sont pas, comme certains le prétendent, des nids de virus et autres logiciels malveillants.

Pour aller plus loin… Lisez notre article « Télé pirate en prime time » dans le numéro de cette semaine. Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité