Accueillantes : pour vos bambins, elles bossent plus dur

Le nouveau statut octroyé aux accueillantes d'enfants a drastiquement amélioré leurs conditions de travail. Leurs directrices ont cependant plus de choses à gérer, mais elles le font avec le sourire pour que vos marmots soient entre de meilleures mains.

©Nicolas Sohy

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a lancé le 1er janvier 2018 un nouveau statut professionnel pour les accueillantes (l’immense majorité sont des femmes) d’enfants. Jusqu’ici, elles étaient « conventionnées », c’est-à-dire qu’elles étaient payées à la journée de travail et au nombre d’enfants présents chez elles. Si un bambin était malade et ne venait pas, l’accueillante qui avait de toute façon bloqué sa journée n’était donc pas payée. Désormais, celles qui ont le statut sont salariées et bénéficient de tous les avantages normaux, d’un treizième mois, d’un pécule de vacances, de congés payés et de congés maladies légaux. Elles ont aussi des revenus beaucoup plus stables. Surtout, les accueillantes ont enfin l’esprit tranquille pour consacrer la totalité de leur énergie à l’encadrement de vos enfants en bas âge.

Plus de travail pour la directrice

Mais si la vie des travailleuses est facilitée, celle des ASBL qui les encadrent est un peu plus complexe. D’abord, explique la directrice du Ballon rouge, l’association qui chapeaute une trentaine d’accueillantes en Région bruxelloise, Tiffany Moerman, ces emplois ont un prix. « On reçoit de l’ONE environ 95 % du coût de l’embauche. On doit financer le reste nous-mêmes. » Ensuite, sur le plan administratif, la charge de travail est plus importante. « Depuis 2018, on parle de 8 temps-plein supplémentaires. Ça demande une organisation et une gestion plus importante au quotidien. C’est plus lourd pour nous, mais c’est hautement positif. On est ravis. Notre cadre de travail est meilleur et les accueillantes enfin reconnues professionnellement.« 

Sur les 2.600 accueillantes d’enfants en Belgique francophone, plus de 600 ont déjà pu bénéficier du statut de salariées. Cela reste donc une minorité. Il ne s’agit pour cause actuellement que d’un projet pilote dont l’évaluation sera faite à la fin de l’année. Si tout se passe bien, le système pourrait être rapidement généralisé.

Pour aller plus loin… Découvrez notre article « La revanche des accueillantes d’enfants » dans le numéro de cette semaine. Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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