Le beau monde de Vincent Peiffer: plus c’est gros…

Il a raison, Donald Trump: les tueries c’est mal, et le racisme c’est pas bien…

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Pointer ce pauvre Donald dès qu’une tuerie se produit aux États-Unis, faut arrêter! Il l’a dit: les 22 tués d’El Paso et les 9 morts de Dayton, c’est la faute aux jeux vidéo et à Internet, qui démultiplient les accès de violence. Et bien sûr que c’est aussi la faute aux méchants médias et à leurs fake news. Savez ce qu’ils racontent? Que chaque année aux States, les homicides et les tueries par balles font 13.000 morts. Que depuis le massacre de Sandy Hook (27 tués en 2012), il y a eu 250 usages d’armes à feu dans les écoles américaines. En sept ans… Et que tout ça a un lien direct avec la vente d’armes libre aux États-Unis, où n’importe quel zinzin peut se procurer un semi-automatique. N’importe quoi!

Un: le deuxième amendement de la Constitution garantit à chaque Américain de porter une arme. Ah! Deux: selon le très pertinent lobby américain des armes, la National Rifle Association, “ce n’est pas l’arme qui est responsable des morts, c’est celui qui tire”! Donc Donald ne fait rien contre les innocentes armes. Et ce n’est pas parce que la NRA lui a versé 30 millions de dollars de soutien à sa campagne, rien à voir!

Où Donald a bien raison aussi, c’est quand il affirme qu’aux États-Unis, “il n’y a pas de place pour le racisme” (à El Paso, le tueur était un suprémaciste blanc venu éliminer du latino). C’est vrai qu’en campagne, Donald “taquinait” un peu ce qui n’est pas blanc US: les Mexicains sont “des criminels et des violeurs”, les Chinois ,“des voleurs” et les Noirs, “des paresseux”. O.K. Une fois élu, il traitait Haïti, le Salvador ou les États africains de “pays de merde”, et Bruxelles, de “trou à rats”. O.K. Récemment, il incitait quatre députées démocrates non blanches à “retourner d’où elles viennent”.

Et voilà qu’on l’accuse, avec sa brutale rhétorique anti-immigrants, d’attiser les haines et de banaliser les sentiments racistes! Ce n’est quand même pas de sa faute si des tarés prennent ce que dit leur président au pied de la lettre! La preuve qu’il n’aime pas ça: dès mercredi il posait pouce levé et tout sourire à El Paso avec un bébé devenu orphelin, lové dans les bras de Melania. Alors les médias, hein, camembert!

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