Donald Trump n’en a vraiment rien à faire de l’environnement

Lundi soir, Trump s’attaquait à la loi qui protège les espèces menacées aux États-Unis. Les attaques du président à l’encontre de l’environnement n’étonnent plus tant elles sont nombreuses.

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Donald Trump ne l’a jamais caché : l’environnement n’est pas son truc. Le président climatosceptique n’a eu de cesse, depuis son arrivée à la Maison Blanche, de multiplier les déclarations un tantinet complotistes sur les catastrophes environnementales. À plusieurs reprises, le président a rappelé qu’il ne croyait pas que le réchauffement climatique est causé par l’homme. Aussi, ce-dernier ne serait que temporaire. Un vaste « canular » comme il l’a souvent défini. Ce qui ne l’a pas empêché de dire, aussi, qu’il se battra « chaque jour de sa présidence pour un environnement plus propre ». Depuis son investiture, Trump a annulé – ou engagé l’annulation – de dizaines de lois ayant attrait à l’environnement. Petite sélection du joyeux bordel environnemental que le locataire de la Maison Blanche occasionne.

Les espèces protégées ? Pas son problème

C’est la dernière sortie en date. Trump et son administration ont décidé d’assouplir la loi de protection des espèce menacées. Pourtant, l’Endangered Species Act a maintes fois prouvé son efficacité puisque c’est notamment grâce à elle que l’emblème des USA, la pygargue à tête blanche (photo), a pu être préservée. Au grand désarroi des écologistes, le président a apporté des modifications significatives à cette loi. Par exemple, il a tenu à supprimer la clause qui accorde systématique une protection identique aux espèces « menacées » qu’aux espèces « en danger d’extinction ». Aussi, la phrase qui stipule que les considérations économiques ne doivent pas être prises en compte a été enlevée. Le ministre du Commerce, Wilbur Ross, a déclaré que le but de ces révisions étaient « d’alléger le carcan réglementaire qui pèse sur le public américain, sans sacrifier les objectifs de protection et de reconstitution de nos espèces« . Cela reste à prouver.

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Les forages pétroliers et gaziers ? Pas son problème 

Trois mois après sa prise de fonctions, le président décidait d’annuler une énième décision prise par son prédécesseur, Barack Obama. Trump souhaitait autoriser les forages pétroliers et gaziers dans l’Atlantique et dans l’Arctique. Ces forages représentent pourtant une catastrophe pour l’environnement. En mars dernier, une juge fédérale a déclaré illégale la levée de cette interdiction. « Elle est illégale, car elle outrepasse l’autorité du président », avait détaillé la juge. Tant que ce rétropédalage ne sera pas accepté par le Congrès, il ne pourra pas avoir lieu.

Les accords de Paris ? Pas son problème

Plus beau « coup d’éclat » de Trump au rayon écologie : le retrait des États-Unis de l’accord de Paris. Pourtant, le pays de l’Oncle Sam conserve sa deuxième place au classement des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. « À moins qu’ils ne trouvent des modalités de réengagement qui leur agréent, les États-Unis adresseront par écrit au secrétaire général une notification officielle de leur intention de se retirer de l’accord dès qu’ils seront en droit de le faire », détaillait un courrier officiel du président en août 2017. Depuis, aucun accord n’a été trouvé et les États-Unis demeurent le seul pays à ne pas avoir ratifié l’accord. 

Les éoliennes ? Tout à fait son problème

En plus de consacrer beaucoup de temps à l’abolition des mesures environnementales prises par Barack Obama et ses prédecesseurs, Trump s’adonne aussi à la propagation de fake news. Lors d’un discours prononcé à l’occasion du dîner annuel des élus républicains en avril dernier, le président a exposé son énervement envers les éoliennes. Pour Trump, le bruit de celles-ci provoquerait le cancer. Pourtant, aucune étude scientifique n’affirme cette idée. À plusieurs reprises, il a aussi expliqué que les éoliennes étaient un système défaillant car elles ne soufflent que lorsqu’il y a du vent.

« Quand il ne souffle pas, vous pouvez oublier votre télévision pour la nuit. » Sauf que le réseau électrique est pensé de telle sorte qu’il peut « s’accommoder à de grandes variabilités dans la quantité d’énergie entrante sans sacrifier sa fiabilité », comme il est expliqué dans les FAQ du département d’État à l’énergie… de l’administration Trump. Grand défenseur du charbon, il semblerait que le président soit prêt à tout afin de prêcher pour sa chapelle de fidèles.

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