Les conséquences dramatiques de la canicule

Augmentation de la mortalité humaine, baisse de la qualité de l'air, hécatombes dans les élevages,... On fait le point sur l'impact des vagues de chaleur.

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Avec deux vagues de chaleur consécutives, et un thermomètre qui a grimpé jusqu’à atteindre 40,7°C, la Belgique s’est transformée en four à ciel ouvert. Une hausse des températures qui n’est pas restée sans conséquences. Notamment en ce qui concerne la qualité de l’air : une canicule s’accompagne toujours d’une forte concentration d’ozone dans l’atmosphère, ce qui est toxique pour l’organisme. C’est pourquoi il est déconseillé de sortir ou de faire des efforts physiques à ces périodes, ce particulièrement pour les personnes âgées ou ayant des problèmes respiratoires.

Ces vagues de chaleur, qui ont frappé toute l’Europe, ont également provoqué une légère augmentation du nombre de décès dans tous les groupes d’âge en Belgique. Sciensano rapporte 102 morts supplémentaires, soit 3,5% de plus que le nombre de décès attendu. À la même période aux Pays-Bas, 2.964 personnes sont décédées. Ce qui représente près de 400 personnes de plus qu’une semaine moyenne en été.

Une canicule qui a également durement touché le monde animal, favorisant par exemple la prolifération d’algues dans les étangs, ce qui a privé les poissons d’oxygène et transformé les lacs en cimetières. Ils sont morts par milliers, ce tant en France qu’en Belgique et même au Royaume-Uni et en Australie. Les autorités ont dû intervenir pour se débarrasser des cadavres et éviter les maladies.

Des hécatombes qui se sont répétées dans les élevages: les porcs et les poulets ont été particulièrement touchés par la hausse des températures, notamment à cause du manque de ventilation. La société Rendac a indiqué avoir collecté jusqu’à 30 % de carcasses supplémentaires à la fin du mois de juillet. « C’est la première fois qu’une vague de chaleur est si extrême », ajoute le syndicat agricole flamand Boerenbond.

Selon Vanessa Saenen, porte-parole du Boerenbond, les vaches produisent jusqu’à 15% de lait en moins avec ces températures. «Et la production de viande est également en déclin. C’est une grosse perte financière pour les agriculteurs, car les animaux décédés ne peuvent être vendus. Ces dégâts devront probablement être assumés principalement par l’agriculteur lui-même, puisqu’il ne s’agit pas d’une catastrophe agricole.» Ces vagues de chaleur risquent de s’intensifier de 75% d’ici 2100 si le réchauffement climatique n’est pas contenu, il est donc plus que temps de penser à un plan d’action et de trouver des solutions pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.

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