12 millions d’animaux abattus chaque année en Belgique

Alors que tout le monde semble d'accord sur le fait qu'on mange trop de viande, le nombre de bêtes abattues reste stable depuis 20 ans. Ce qui cause des problèmes environnementaux et de santé.

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L’an dernier en Belgique, 12,27 millions de bêtes d’élevage ont été abattues, pour l’immense majorité, à des fins de consommation. Cela fait plus de 1,35 milliards de kilos d’animaux tués. On abat ainsi chaque année 11 millions de porcs, 900.000 bovins, 130.000 moutons et agneaux, plus de 18.000 chèvres ou chevreaux et près de 6.000 chevaux ou poulains. Si on considère les volailles, il faut ajouter 305,8 millions d’animaux supplémentaires (469 millions de kilos). Ces chiffres révélés par le SPF Economie stagnent depuis l’an 2000. 

On mange moins, mais on exporte plus

Ces statistiques sont relativement étonnantes puisqu’on ne cesse d’entendre qu’on mange trop de bidoches aux dépens de notre propre santé. Ce n’est plus un scoop, la surconsommation animale, la viande rouge surtout, est à l’origine de diverses pathologies cardio-vasculaires et de cancers. Conscients et sensibilisés par les campagnes menées ces dernières années, les Belges commencent doucement à en prendre conscience. En 2018 d’après une étude du bureau GfK, 17,2 kilos de viande fraîche ont été consommés par personne à domicile. En 2014, on était encore à 19,9 kilos. On mange donc moins de viande, mais la production ne baisse pas. Toujours selon le SPF Economie, les animaux et les produits d’origine animale représentaient l’an dernier 53 % des exportations du secteur agro-alimentaire. En 1995, elles n’en représentaient que 42 %.

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Élevage intensif

Sur le plan environnemental, manger moins de viande, mais en produire toujours autant n’arrange rien. L’élevage intensif est l’une des causes majeures de la production de dioxyde de carbone. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage est la seconde source de gaz à effet de serre au monde (18 %). Il est en outre responsable de 37 % des émissions anthropiques de méthane, de 65 % de protoxyde d’azote et de 64 % des émissions d’ammoniac.

La production de viande a ainsi un impact conséquent dans la pollution belge et mondiale. D’autant que l’élevage intensif doit assumer la responsabilité d’une part conséquente des déforestations et de la désertification. Le pâturage, en effet, occupe 26 % de l’espace terrestre émergé. La production fourragère, un tiers. Dans des espaces comme l’Amazonie, ces zones représentent plus de 70 % du territoire. Or celles-ci se dégradèrent au fil des années de surexploitation…

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