Les chiffres inquiétants du féminicide en Belgique

Isabelle, Karine, Barbara, Julie, Éliane... et dernièrement Aurélie. Elles sont mortes ces derniers mois pour la simple raison qu’elles étaient des femmes.

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Cet article a été initalement publié le 17 juillet 2019 suite au meurtre d’Isabelle Rectem. Il a été mis à jour ce 28 novembre suite à l’assassinat d’une femme tuée par son compagnon à Assesse dans la province de Namur. L’homme avait de nombreux antécédents judiciaires. 

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Le point final

Il ne s’agit pas d’un meurtre par amour, d’un fait divers ou d’un drame conjugal. Le féminicide n’est pas non plus le pendant féminin de l’homicide. Il s’agit d’un crime de genre, misogyne, de haine contre les femmes. Ces actes reflètent une “certaine vision de la femme, une vision machiste”, de la part de la société mais aussi de l’État qui ne fournit pas suffisamment de garanties pour la sécurité des femmes. Les féminicides ont lieu dans un contexte de violence plus global, lié au système patriarcal. Trois plaintes pour viols ont été recensées au festival de Dour. Ils relèvent d’une même violence à l’égard des femmes. La police a diffusé ses “bons conseils”: “ne rester qu’avec des personnes de son entourage, ne pas suivre d’inconnus dans une tente et se montrer prudente avec les consommations offertes”. Ce qui revient à faire peser toute la responsabilité sur les victimes, sans s’adresser aux agresseurs potentiels.

Cet article est issu de notre magazine papier. Pour plus d’infos qui piquent, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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