Le tac au tac d’Adrien Joveneau: « Du coup, j’étais à poil… »

Il est incontournable, indéboulonnable et jamais dans son bureau. Mais toujours “on the road again”.

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Vous êtes à la tête de deux émissions à succès – Le beau vélo de RAVeL et Les Belges du bout du monde – si intouchables… Vous êtes tranquille jusqu’à la pension…

Oui, mais j’ai encore le temps… Dans ma tête, j’ai 17 ans… J’ai eu plein de mauvaises idées, mais ces deux-là étaient bonnes, je le reconnais. Je dois beaucoup à ces deux émissions.

C’est quand la pension?

Je n’ose pas regarder… Je devrais aller voir sur mypension.be, mais je n’ai vraiment pas envie d’arrêter. En même temps, je me dis qu’après, il y aura une autre vie… Je ne suis pas pressé d’arrêter, mais quand ça s’arrêtera, je ne serai pas paniqué… 

Vous souvenez-vous de votre premier vélo?

Oui, il était vert, offert par ma bonne-maman, à Tournai à l’été 1969. J’avais 9 ans.

Le beau vélo de RAVeL, c’est un peu le Tour de France de Wallonie, non?

Je dirais le Tour de France de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, le Tour de France des héros du dimanche, des héros de la Belgique tranquille. 

Sur Le beau vélo de RAVeL, vous n’avez jamais eu de cas de dopage? 

Non, mais un jour qu’il était notre invité, Roger Laboureur a dit qu’il aurait fallu faire un contrôle parce qu’ils étaient tous dopés à l’EPO. Il entendait par là l’extrait de péket à l’orange… En tout cas, moi, ma came, c’est l’endorphine, l’hormone du plaisir. Je n’ai jamais été contrôlé, mais je suis en overdose permanente.

Savez-vous réparer un vélo cassé? Ou changer une chambre à air?

(Silence.) J’aime bien la roue avant, la roue arrière avec le dérailleur, ça m’emmerde. Mais je dois avouer que, dans le peloton, dès qu’il m’arrive une petite merde, j’ai plein de gens autour de moi pour la réparer. C’est un peu de la triche, mais il faut pouvoir accepter les privilèges… 

Où êtes-vous allé le plus loin?

À Bora-Bora

Faire Les Belges du bout du monde, c’est la belle vie, non? 

Derrière, c’est énormément de travail, mais c’est vrai, je ne suis pas au fond de la mine… Je savoure cette chance… 

Vous connaissez l’âme humaine qui peut être sombre… Il y a des collègues qui doivent se dire: “Lui, il tient le bon créneau”…

Ah oui, c’est clair… Genre “Il est toujours en vacances”…  Mais on n’interdit à personne d’avoir ce genre d’idées. 

Les Belges du bout du monde existe depuis 1986! Vous en trouvez encore? 

Mais ils se sont reproduits! Il y a 600.000 Belges dans le monde, j’en ai fait 2.000, donc il y a de la marge.

En 1983, vous avez été G.O. dans un club en Grèce. C’était quoi, votre spécialité de G.O.?

J’avais un numéro où je chantais Je suis un homme de Polnareff, avec un chapeau que je plaçais devant mes attributs masculins…  À la fin de la chanson, je recevais un seau d’eau sur la tête et donc pour me protéger, je mettais le chapeau et du coup, j’étais à poil sur scène… 

Non?

Si, je vous jure. Heureusement, il n’y avait pas de smartphone à l’époque, il n’y a donc pas de photos, ni de vidéo. 

Dernière question: qui est la plus belle, Tournai ou Bora-Bora?

Tournai. Sans l’ombre d’un doute.

Cet article est issu de notre magazine papier. Pour plus d’infos qui piquent, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android. Dans l’édition de cette semaine, retrouvez en page 62 notre article sur Le beau vélo de RAVeL, diffusé samedi 6 juillet sur La Une dès 11h05.

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