Armand De Decker, retour en 5 dates clés sur son parcours politique

L'homme politique Armand De Decker s'est éteint ce mercredi 12 juin à l'âge de 70 ans. 

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L’une des grandes figures du monde politique (principalement bruxellois) s’est éteinte. Depuis, les hommages et autres messages se succèdent tant sur les réseaux sociaux que dans les médias. Armand De Decker manquera au monde politique – à son parti, le MR particulièrement – et à la commune d’Uccle où il fut bourgmestre durant plus de dix ans. Il laisse derrière lui plus de 40 années de carrière en politique entachées par sa supposée implication dans l’affaire du Kazakhgate. Retour en cinq dates sur le parcours d’Armand De Decker.

1999

Après des études de droit à l’ULB, Armand De Decker passe d’avocat à député libéral. La trentaine, il prend le poste de secrétaire général du MR sous la présidence de Jean Gol. Le 14 juillet 1999 il passe à la tête du Sénat pour la première fois pendant cinq ans avant de réitérer l’expérience de 2007 à 2010. Armand De Decker s’est toujours revendiqué royaliste et grand défenseur de notre monarchie.

2004

En juillet de cette année-là, Louis Michel démissionne de son poste de ministre pour rejoindre la Commission européenne. C’est Armand De Decker qui reprendra le rôle de ministre fédéral de la Coopération au développement. Trois ans plus tard, il démissionne pour retourner au Sénat. Son nom restera d’ailleurs toujours associé en premier lieu à cette fonction.

2006

Le 1er décembre 2006, il succède à Claude Desmedt et prend la tête d’Uccle. Pendant dix ans, Armand De Decker sera l’une des figures emblématiques de la commune bruxelloise. De tous les événements mondains, le bourgmestre laisse un souvenir chaleureux aux habitants desquels il tenait à être aussi proche qu’à l’écoute. Les nombreux hommages qui lui ont été rendus depuis mercredi soir décrivent d’ailleurs un « amoureux de Bruxelles » qui mettait toute son énergie à « défendre sa Région« .

2016

Les toutes premières accusations remontent en réalité à la fin de l’année 2012 (voire en 1996 quand la Justice belge remarque qu’une commission de 25 millions de dollars a été payée par Tractebel pour intégrer le marché kazakh) lorsque que Le Canard Enchaîné balancent des révélations par rapport à l’affaire que la presse baptisera « Kazakhgate ». Aussi compliqué que loin d’être réellement enterré, le scandale entache furieusement la carrière et la réputation de celui que ses collègues avaient à cœur de surnommer le « bel Armand ». Le nom du milliardaire Patokh Chodiev revient également souvent dans cette affaire. Concrètement, il est reproché à Armand De Decker d’avoir perçu environ 740.000euros d’honoraires pour 350 heures prestées en trant qu’avocat pour sortir Chodiev d’affaires scabreuses dans lesquelles il s’était fourré.

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2017

Peu de temps après que l’affaire du Kazakhgate ait éclaté, Armand De Decker se voit légèrement contraint de démissionner de son poste de bourgmestre pour laisser la place à Marc Cools – par intérim – et à Boris Dilliès ensuite. Sous pression, il quitte la tête de la commune en juin 2017. Après avoir été démis de ses fonctions fin 2016 suite à son inculpation dans l’affaire du Kazakhgate, il démissionne du MR le 7 mai 2018.

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