4 initiatives atypiques pour sublimer le paysage urbain

Trop grises, trop fissurées ou pleines d'objets abandonnés, avec le temps, nos rues s'effritent et deviennent moins charmantes. Pour y remédier, plusieurs artistes ont imaginé de chouettes solutions.

©Dispatchwork ©Printyourcity ©Lonesometown

Il y a des rues que nous parcourons quotidiennement sans plus vraiment les regarder. Parce qu’on a l’habitude et puis aussi parce que, victimes du temps, elles perdent de leur sublime. Pour tenter de remettre un peu de couleur dans toute cette grisaille, certains artistes ont mis sur pied des concepts simples et faciles à reproduire pour embellir nos villes. Mais ce n’est pas tout. Dans une société qui tend de plus en plus vers le zéro déchet, d’autres offrent une seconde vie aux objets qu’on pensait juste bons à être abandonnés. Coup d’œil sur les bonnes idées d’ici et d’ailleurs.

Dispatchwork, un jeu d’enfants

Vous vous rappelez des heures passées à construire des villes entières en Lego ? Les petites briques multicolores ont traversé les époques jusqu’à devenir un inconditionnel de l’enfance. Pour Jan Vormann, la passion est allée plus loin que ça. Depuis des années, il parcourt le monde à la recherche de fissures à réparer avec des Lego. Le projet s’appelle Dispatchwork et cartonne tant en Allemagne, son pays d’origine, qu’à l’international. Sur son site internet, il recense sur une carte interactive tous les endroits où il s’est rendu pour remplacer les pierres manquantes par les petites briques de couleur.

Alors fini de regarder avec une pointe de nostalgie l’énorme bac de Lego qui traîne dans votre grenier depuis des années. Remplissez vos poches de quelques poignées et allez vous promener dans le quartier, il y a sûrement un mur qui attend d’être reconstruit.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Manu tention, guérisseur urbain

« Je viens vraiment soigner et panser toutes les plaies des villes« , confiait cet artiste à Vews. Chirurgien urbain, infirmier des rues, soigneur des villes, cet artiste a choisi de mettre son art au service de la communauté. Muni de ses structures en bois toujours colorées en rouge (référence à la Croix-Rouge), il répare tant les abribus que les statues historiques laissés abîmés à l’abandon. En plus de mettre de la couleur un peu partout, il redonne vie de sa propre initiative et gratuitement à des lieux publics. Plusieurs villes belges (Tournai, Mons, Bruxelles, etc.) et d’ailleurs ont déjà eu la chance d’être soignées par Manu Tention.

Lonesometown, des meubles heureux

Tous les jours, des centaines de meubles sont délaissés dans nos rues. Télévisions, fauteuils, chaises, etc. Si certains sont récupérés par des glaneurs heureux de refaire leur intérieur gratuitement, d’autres restent indéfiniment abandonnés ou terminent tristement leur vie dans une décharge. Pour remédier à ça, un artiste de rue américain a décidé de personnifier ces objets et de leur grimer des visages colorés et tristes. Yeux, bouches, déguisements, un simple sofa devient un personnage qui donnera davantage envie à celui qui le croise de le ramener à son domicile. Une technique de seconde main collaborative, mais pas que puisque les objets séduisent tellement que certains d’entre eux finissent par être exposés dans des musées de Los Angeles et d’ailleurs.

Print your city, l’art écolo

Transformer les déchets plastiques en mobilier urbain. L’idée vient de Rotterdam et séduit déjà pas mal d’autres pays. Toutes les constructions sont composées de plastiques recyclés, collectés et nettoyés avant d’être transformés en petites billes qui serviront ensuite de matériau dans une imprimante 3D. « Le plastique est imaginé pour durer à vie. Pourtant il n’est utilisé que pendant quelques secondes« , explique justement Panos Sakkas, l’un des instigateurs du projet.

Le procédé est long et compliqué et seulement certaines sortes de plastiques peuvent être effectivement recycléses. Print your city estime donc qu’il ne sera possible que d’imprimer qu’un banc par année. Impossible pour le moment de savoir si une production à plus grande échelle serait possible. Quoi qu’il en soit, l’initiative s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et une seconde vie intelligente aux très décriés plastiques.

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