Le nouvel assistant belge de Google

"OK Google une fois". L’assistant vocal du moteur de recherche s’est mis à l’accent belge cette semaine avec une nouvelle version spécialement adaptée à notre pays... Et concrètement ça change quoi ?

Le nouvel assistant belge de Google

Le géant américain a annoncé mardi le lancement de la version belge de son « Google Assistant », cet outil qui permet de lancer une recherche sur le net au seul son de sa voix après avoir énoncé le mot de passe : « OK Google« . Depuis son lancement en 2016, l’assistant fonctionnait chez nous sans localisation. Une absence de précision géographique qui n’était pas sans inconvénient. En effet, lorsqu’une question liée à notre pays lui était posée, Google retranscrivait dans son moteur de recherche standard la question de son interlocuteur et renvoyait donc à une réponse « affichée » et non pas orale. C’est dorénavant le cas. 

« Il est désormais possible de connaître la météo, écouter des chansons belges et obtenir des informations spécifiques comme les résultats de la compétition de football belge« , précise-t-on du côté de chez Google. Chouette ! Mais à part quelques précieuses (micro-)secondes épargnées pour les flemmards qui veulent s’épargner l’effort de rédiger leurs recherches en tapotant sur leur smartphone, qu’est-ce que cette mise à jour va changer pour les utilisateurs ? Pas grand-chose. Pour certaines entreprises en revanche, c’est une autre histoire.

Banque, téléphonie, médias…

L’assistant vocal est en effet un bon moyen pour des sociétés d’adapter et améliorer la relation client. Neuf grandes firmes ont d’ailleurs profité du lancement de la version noir-jaune-rouge de l’assistant pour annoncer en même temps la création d’un service faisant appel à la voix de Google, via une application propre. La banque ING et l’opérateur Proximus ont ainsi développé un type de service client qui s’active après avoir demandé à l’assistant de parler avec l’une des entreprises. Il est par exemple possible de demander à la banque quel montant maximum journalier peut être retiré avec sa carte. Proximus de son côté propose d’en savoir plus sur ses données de facturation ou le nombre de minutes d’appel encore disponibles sur son forfait par exemple.

Dans un communiqué de presse, Google ajoute également que les utilisateurs de son assistant peuvent « demander à bpost quand votre colis arrivera, vérifier avec l’IRM si le soleil brillera demain, demander à la SNCB quel est le billet de train le plus intéressant pour vous, ou encore consulter les dernières nouvelles via la VRT ou les journaux Mediahuis (Metro, De Standaard, Het Nieuwsblad, NDLR) ». Certaines entreprises ont déjà poussé la réflexion assez loin. C’est le cas de Telenet qui permet dorénavant de contrôler sa télévision grâce à l’assistant vocal. Contacté par le journal L’Echo, le porte-parole de Google Belgique affirme que d’autres sociétés préparent aussi une app… Le début d’une nouvelle ère technologique en Belgique ?

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