E-cigarettes : leurs arômes sont nocifs pour la santé

Une étude a tranché : si la consommation d’e-cigarettes est moins dangereuse que celle des cigarettes normales, les arômes qui y sont présents font des dégâts au niveau vasculaire.

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Une étude parue en mars montrait déjà que les personnes qui vapotaient à partir de cigarettes électroniques étaient plus sujettes que la normale à des complications cardiaques, à savoir infarctus ou maladies coronariennes. Mais il s’agissait davantage d’un indice que d’une preuve tangible. Celle publiée par des chercheurs de L’Université de Stanford ce 27 mai la corrobore et démontre surtout que les arômes des e-cigarettes nuisent aussi à la santé.

L’équipe de scientifiques a soumis à comparaison des cellules endothéliales (présentes dans couche la plus interne des vaisseaux sanguins) en les exposant à six différents arômes utilisés par l’industrie. Il ressort de l’étude que, indépendamment du niveau de nicotine qui y est adjointe, tous les e-liquides sont toxiques et conduisent d’une manière ou d’une autre à la mort des cellules, les pires étant les arômes de la cannelle et de la menthe.

Pas une alternative viable

En dépit des études qui ont montré que les e-cigarettes sont moins cancérogènes que les cigarettes classiques, les chercheurs de Stanford parviennent à la conclusion que les e-cigarettes ne sont pas une alternative viable. “D’autant qu’avec les cigarettes traditionnelles, on a encore une idée de la quantité que l’on fume. Mais les e-cigarettes sont bien plus pernicieuses, c’est facile de perdre pied” avance le docteur Wu, à l’initiative de la recherche. Celui-ci prévoit tout de même de nouvelles batteries de tests, avec des cellules du cœur et du cerveau.

Compte tenu de l’engouement en Belgique autour du vapotage, cette étude a de quoi interpeller. Le core business de l’industrie des cigarettes électroniques étant la prétendue absence de nocivité de ses produits, cette étude va peut-être faire bouger les lignes. Bien plus qu’une alternative ou un préalable, l’e-cigarette constitue désormais une habitude ancrée chez de nombreux jeunes, qui y voient une façon fun et saine de fumer. Aux États-Unis, pas moins de 3,5 millions de collégiens et universitaires y ont déjà touché.

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