Les attaques au milk-shake contre les candidats d’extrême droite se multiplient

Au Royaume-Uni, les candidats d'extrême droite qui se présentent aux élections législatives européennes divisent plus que jamais. Les manifestants espèrent qu'ils pourront les arrêter avec des produits laitiers.

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Les Anglais sont les rois du détournement, on le sait. Et pourtant, ils arrivent toujours à nous surprendre. La preuve lors de la campagne des Européennes au Royaume-Uni, où ils ont une nouvelle fois innové pour protester contre les ministres de la droite dure. Plus salissant qu’une tarte en pleine figure, plus désagréable qu’un œuf sur la poitrine, ils ont décidé de s’armer de milk-shake pour déstabiliser les politiques. Nigel Farage en a récemment fait les frais alors qu’il était en déplacement à Newcastle, pour y donner un discours.

Sorti pour serrer la pince d’un petit groupe de gens, le politicien s’est fait asperger d’un jet de milk-shake goût caramel-beurre salé bien visé, qui a maculé tant son costume bleu marine, que sa cravate et son badge de campagne. Visiblement traumatisé par l’expérience, il est resté terré dans son bus turquoise, couleur du Parti du Brexit, mercredi après que trois hommes aient été aperçus à l’arrière d’une foule de supporters portant des cagoules et brandissant des milk-shakes.

Et il est loin d’être la seule victime de cette grande action de « milkshaking ». Ce mois-ci, Stephen Yaxley-Lennon, connu sous le nom de Tommy Robinson, militant d’extrême droite britannique et ancien dirigeant de la Ligue de défense extrémiste anglaise, également candidat au Parlement européen, a été frappé par deux milk-shakes en une seule journée. Avant lui, le très polémique Carl Benjamin, ancien YouTubeur devenu membre du parti europhobe Ukip et candidat dans le sud-ouest de l’Angleterre, avait été à quatre reprises arrosé de cette boisson lactée. En 2016, il a suscité l’indignation en déclarant que la député travailliste Jess Phillips ne méritait « même pas d’être violée ». Il a refusé de s’excuser pour cette remarque, arguant que « n’importe quel sujet peut faire l’objet d’une blague ».

Ces « attaques » au milk-shakes sont devenues tellement courantes que la police a expressément demandé au McDonald d’Edimbourg, où se tenait un meeting de Nigel Farage, de suspendre la vente des milk-shakes pendant le week-end. Pour riposter, le community manager de Burger King a tenu à préciser qu’ils continueraient à en fournir dans un message très ironique « Chers amis d’Ecosse. Nous vendons des milk-shakes tout le week-end. Amusez-vous bien. LoveBK #Jedisçajedisrien». Les vidéos de ces actions sont largement relayées sur les réseaux sociaux sous les hashtag #lactoseagainstintolerance.

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