Cinq choses à savoir sur Nilda Fernández

Le chanteur franco-espagnol s’est éteint ce dimanche 19 mai à l’âge de 61 ans d’une insuffisance cardiaque.

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De l’Espagne à la France

Nilda Fernández naît à Barcelone le 25 Octobre 1957. Sa famille décide de déménager en France lorsqu’il a 6 ans. Il poursuit ses études dans l’Hexagone et dans son pays natal, et devient professeur d’espagnol. Après un an, il quitte l’enseignement pour la chanson. En 1981, il enregistre son premier disque. L’album est un succès, mais suite à quelques soucis avec son label, il s’en va pour vivre de ses tournées et de petits boulots.

Madrid Madrid & Nos Fiançailles

Les titres les plus populaires du chanteur sont définitivement Madrid Madrid, enregistré en 1987 à l’Hacienda (Tarare), et Nos Fiançailles, extrait de son album Nilda Fernández sorti en 1991. C’est grâce à cette chanson co-écrite avec son frère que le chanteur devient célèbre. En 1992, il est sacré Meilleur espoir masculin aux Victoires de la musique.

L’écrivain

Il publie son premier roman en 1995, Ça repart pour un soliloque, aux éditions Stock. Son deuxième livre, Les Chants du monde, sort en 2007. Dix ans plus tard, il livre Contes de mes 1001 vies, où il raconte son existence mouvementée.

L’exode russe

En 2001, Fernández rompt son contrat avec sa maison de disque et quitte la France pour la Russie. Pendant cinq ans, il sera absent de la scène française. « Je suis arrivé en Russie en touriste, le premier jour c’était le baptême à la vodka et le deuxième jour j’avais un rendez-vous avec Boris Moiseev, un chanteur célèbre russe. Il me dit qu’il veut faire de moi une star en Russie », expliquait-il en 2017. Les deux artistes produiront deux tubes qui remportent un franc succès auprès du public russe. Fernández y trouve aussi l’amour et aura une petite fille.

Retour en France et rébellion

En 2006, il reprend ses concerts en France et y fait un retour marqué et définitif quatre ans plus tard avec l’album Ti Amo enregistré en Italie. Quelques années plus tard, il tourne le dos à l’industrie qui l’a fait connaître : il refuse le système traditionnel des maisons de disques et décide de commercialiser ses albums uniquement sur Internet. Il explique cette décision dans une tribune publiée dans le Monde. « La disparition de l’industrie n’est pas la fin de la musique. Au contraire. Elle n’est qu’un coup d’arrêt à l’usurpation d’identité de ses financeurs et de ses re-producteurs. Saluons nos albums passés mais soyons fiers de notre musique à venir, immatérielle par nature, et imaginons un autre sort pour elle que des petits carrés aux dimensions de « bacs » en voie d’extinction », écrit-il.

Depuis de nombreuses années, il s’était installé à Bize-Minervois, dans l’Aude, où il était « particulièrement intégré », d’après une adjointe de la commune. « Auteur, compositeur, interprète, Nilda a consacré toute sa vie à la création. Musicien, écrivain, il incarnait jusqu’au plus profond de son être la figure de l’artiste », a de son côté annoncé sa famille endeuillée dans un communiqué.

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