Le gérant d’un site web incitant les étudiantes à se prostituer a été condamné

Le slogan affiché en face de l'ULB annonçait "Hey les étudiantes, améliorez votre style de vie, sortez avec un Sugar Daddy!"

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L’affaire avait fait grand bruit en Belgique en 2017, suite à l’installation d’une remorque publicitaire en face de l’entrée de l’ULB lors de la rentrée universitaire, qui proposait aux étudiantes de s’inscrire sur un site pour trouver leur « sugar daddy ». Nommée RichMeetBeautiful, la plate-forme proposait de mettre en contact des « sugar babies » (jolies jeunes femmes cultivées) et des « sugar daddies » (papas gâteau). Pour les filles, c’était gratuit. Pour les messieurs, 79 € par mois.

De la prostitution déguisée ? A lire les explications du concept sur la plate-forme, il y avait de quoi se poser la question. En bref, quatre « valeurs » animaient les rencontres à faire. Par exemple, « sur RmB (RichMeetBeautiful) les hommes sont expérimentés et sophistiqués, ils ne veulent pas jouer et savent comment traiter une femme« . Ou encore: “Les hommes sur RmB vont vous soulager de tout stress inutile dans votre vie, pour que vous puissiez vous concentrer pour paraître la plus belle et vivre mieux”. Ce site n’est pas nouveau dans son concept. Suggardaddy.fr ou Seekingarrangement.com, qui proposent la même recette, existent depuis plusieurs années.

Suite à cette affaire, le vice-recteur des affaires étudiantes de l’ULB (Alain Levêque), avait porté plainte pour incitation à la prostitution contre le gérant du site, l’homme d’affaires norvégien Sigur Vedal. Lors du procès, ce dernier avait essayé de justifier son site comme étant une plate-forme créée pour faciliter les rencontres entre des personnes qui n’appartiennent pas forcément « aux mêmes mondes ». Une vision des choses que la représentante du parquet ne partageait pas du tout, puisqu’elle a indiqué que la communication du site était « hypocrite », car « même si on parle à mots couverts, tout le monde comprend de quoi il s’agit ».

La fermeture définitive du site, qui était jusque là provisoire en Belgique, a également été annoncée. Sigur Vedal devra régler une amende de 24.000 euros. Sa société, quant à elle, devra débourser 240.000 euros. On ne sait pas encore si il compte faire appel.

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