Agrandir votre pénis est dangereux, et pourrait même vous le raccourcir

Selon une récente étude, les hommes qui font agrandir leur pénis paient très cher pour une opération qui ne leur apportera que des complications. Tout ça pour quatre pauvres centimètres...

©Unsplash

Beaucoup d’hommes se sont déjà demandés comment serait leur vie avec un plus gros pénis. Et certains ont décidé de passer à l’acte. Ils seraient 8500 à l’avoir fait en 2016 dans le monde, et selon une étude sortie récemment dans la revue anglaise Sexual Medicine Reviews, la plupart le regrette. Seul un homme sur cinq ayant eu recours à une opération d’agrandissement du pénis est satisfait du résultat. Les experts du King’s College de Londres ont analysé 21 méthodes d’allongement ou d’élargissement du pénis, chirurgicales ou non, réalisées sur près de 1200 hommes britanniques, et compilé 17 études sur le sujet. Les conclusions sont sans appel. « Nos recherches montrent que les résultats sont médiocres, le taux de satisfaction est faible et les risques de complications majeures sont élevés », fulminent les scientifiques dans The Guardian.

Ils signalent que les symptômes peuvent s’avérer dramatiques. Si une majorité confient ne souffrir que d’un engourdissement permanent, déjà désagréable avouons-le, des complications bien plus graves ont été observées. Notamment des dysfonctionnements érectiles, une déformation de l’organe voire un… raccourcissement.

Pas pour toutes les bourses

Un comble pour une opération qui, en outre, coûte un bras alors qu’elle est en soi aussi simple que celle d’une hernie. Les cliniques, déjà accusées par les scientifiques de jouer sur les complexes des hommes, se feraient en plus une énorme marge : elles facturent entre 30 et 40 000£ des opérations dont le prix réel se situerait autour de 3000£. « Les complexes des hommes sont exploités par des charlatans. Ces procédures ne devraient presque jamais être effectuées, sauf dans des cas exceptionnels afin de réparer un corps traumatisé. » Deux méthodes sont actuellement privilégiées par les chirurgiens : une petite incision du ligament suspenseur, faisant tomber la verge et l’allongeant, ou l’injection d’une masse graisseuse sous la peau. Les plus chanceux verront leur fierté croitre ou s’élargir de quatre centimètres.

Une large étude parue en 2015 signalait que s’ils n’avaient pas à se plaindre de la circonférence de leur organe (13,12 cm), les Belges avaient, du haut de leurs 14,04 centimètres en érection, un pénis un peu plus petit que les moyennes mondiale et européenne. À titre de comparaison, ce sont les Congolais et leurs 17,93 centimètres qui trônent en tête du classement. 

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