Qu’est-ce qui déterminera votre vote aux prochaines élections?

Les électeurs indécis sont très nombreux. Selon notre sondage exclusif, seul un électeur sur deux dit qu'il votera pour le même parti que la dernière fois. Et parmi les autres, plus de trois sur dix ne sait pas pour qui voter. Dans cette grande incertitude, qu'est-ce qui déterminera finalement votre vote ? Retrouvez notre dossier complet sur les élections en librairie cette semaine.

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L’actualité fait-elle l’opinion ?

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Trois paramètres arrivent en tête dans notre sondage. Sept électeurs sur dix disent baser (plutôt ou tout à fait) leur vote sur leurs convictions politiques tout d’abord, ensuite sur l’espoir de voter utile – pour une coalition souhaitée – et enfin sur l’actualité. Les débats, les déclarations et les événements sont donc aussi déterminants que les opinions. Les rapprochements ou rejets entre partis, supposés déterminer quelle coalition se mettra en place, sont à l’esprit de multiples électeurs aussi. La photo des intentions de votes, et le résultat qui sortira in fine des urnes, est donc très sensible aux positionnements et coups de sang des candidats et présidents de partis qui arrivent au fil de la campagne.

Les Belges sont-ils séduits par les partis extrémistes?

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41% des Wallons ne voteront jamais pour le Parti populaire et 36% jamais pour le PTB. Du côté flamand, 56% des personnes sondées ne pourraient jamais voter pour le Vlaams Belang et 36% jamais pour le PVDA. L’extrême-droite flamande est donc plus rejetée que l’extrême gauche qui, elle, est écartée absolument par autant de francophones que de flamands. Ce résultat peut être lu de plusieurs manières. Cela montre qu’un grand nombre d’électeurs refusent les extrêmes… ou inversement le réservoir pour un parti comme le Vlaams Belang est important (44%).

Wallons, Bruxellois, Flamands jamais d’accord?

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Pour déterminer son vote, 71% des wallons prennent en compte les besoins de leur région contre 63% des flamands. Pour déterminer son vote, l’électeur wallon (67% des répondants wallons) prend aussi en compte ses difficultés et aspirations personnelles. Le wallon vote dès lors plus souvent « en miroir » pour le candidat qui lui ressemble ou qui prend compte de ce qu’il vit que le flamand (49% des répondants). Plus de sept électeurs wallons sur dix (71%) n’oublient pas non plus les besoins de sa région comme critère pour déterminer son vote contre six électeurs flamands sur dix (63%). C’est là un résultat étonnant puisque c’est en Flandre que l’on trouve le parti nationaliste de Bart De Wever qui fait son succès sur l’intérêt flamand. Les Wallons sont-ils en train de devenir de plus en plus régionalistes ?

Les mesures les plus et les moins populaires

Dix mesures séduisent plus de neuf belges sur dix : 

  • Lutter contre le terrorisme (93%)
  • Lutter contre la fraude sociale (93%
  • Préserver notre sécurité alimentaire (92%)
  • Lutter contre les pollutions (91%)
  • Réduire le chômage (90%)
  • Assurer la formation des travailleurs (91%)
  • Développer une économie durable (92%)
  • Protéger notre vie privée et nos libertés individuelles (90%)
  • Renforcer et améliorer notre enseignement (91%)

Quatre mesures ne séduisent vraiment pas :

  • Ouvrir nos frontières aux immigrés (28%)
  • Transformer la Belgique en état confédéral (31%)
  • Supprimer les provinces (39%)
  • Sortir du nucléaire (44%)

Voici le top des proposition jugées comme importantes ou très importantes par les Belges. Nous avons soumis 52 propositions aux 2.000 personnes sondées. Au sommet on trouve chez les électeurs la lutte contre le terrorisme. La lutte contre la fraude sociale est, elle, jugée comme importante par 95% des Flamands et 88% des Wallons. La sécurité alimentaire est dans le top des priorités de l’ensemble des Belges et encore plus des Bruxellois et des femmes. La lutte contre les pollutions concerne tout le monde de même que la réduction du chômage.

Plus étonnant, la formation des travailleurs est dans le haut de ce classement alors qu’on sait combien les entreprises sont en retard sur cette question. L’économie durable et la protection des libertés individuelles s’ajoutent. Last but not least, l’amélioration de notre enseignement fait partie des priorités des électeurs belges. On notera qu’il y a pas – ou très peu – de différences entre les électeurs du nord et du sud sur ces priorités. Du côté des flops, la sortie du nucléaire n’est pas un point d’attention pour beaucoup de Belges en général et les femmes encore plus. La Belgique confédérale est évidemment un peu plus présente en Flandre (38%) qu’en Wallonie (22%) mais globalement ce n’est pas un souhait qui fait l’unanimité dans la population belge. La suppression des provinces est au tapis. Et di le thème de l’immigration n’est globalement pas jugé comme important, les Belges ne veulent pas pour autant que la Belgique ouvre ses frontières. Enquête réalisée en ligne par iVOX, à la demande de Moustique, entre le 3 avril et le 15 avril 2019, auprès de 2.000 Belges, représentatifs en termes de sexe, de langue, d’âge, de diplôme et de précédent comportement électoral. La marge d’erreur maximale pour 2.000 Belges est de 2,08 %.

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