Une vidéo très dure dévoile la maltraitance des veaux dans un centre de transit

L'association de défense animale L214, associée à sa consoeur néerlandaise Eyes on Animals, publie une vidéo choc qui dénonce des conditions de transport scandaleuses.

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À peine âgés de 15 jours, ces « déchets de l’industrie laitière » sont exportés d’Irlande à destination de fermes d’élevage intensifs aux Pays-Bas. Un trajet éprouvant pour les jeunes animaux, qui dure près de cinquante heures, avec un arrêt à mi-chemin. En effet, il est prévu dans la législation qu’une pause soit effectuée toutes les vingt heures. Quatre équipe des associations ont enquêté en caméra cachée de février à mars 2019 pour dévoiler la violence avec laquelle ils sont manipulés tout le long du convoi, notamment dans un centre de transit à Tollevast, près du port de Cherbourg.

Entassés à 300 dans des bétaillères à trois étages, les veaux, pas encore sevrés, quittent l’Irlande pour un parcours qui va durer quelques milliers de kilomètres. Ils sont nés dans un but bien précis : provoquer la lactation des vaches laitières. De fait, ils sont considérés comme des rebuts dès leur naissance. C’est la raison pour laquelle ils sont envoyés comme chair à pâté pour grossir les rangs de la filière viande à l’âge de deux ou trois semaines. Selon les chiffres officiels, l’Irlande en exporte plus de 100.000 par an sur le continent.

Alors qu’ils devraient téter toutes les trois heures, ces animaux peuvent rester sans boire pendant de longues périodes allant jusqu’à neuf heures. Mais le véritable calvaire commence lorsqu’ils sont déchargés à Tollevast. Tirés par les oreilles, poussés à coups de pieds ou frappés à coups de bâton, les veaux sont extrêmement malmenés. L’une des vidéos tournée en caméra cachée montre également un employé sauter à pied joint sur l’un de ces nouveaux-nés. Il sera retrouvé mort le soir même. L214 et Eyes on Animals ont porté plainte pour actes de cruauté contre le centre de transit.

Arrivés au centre d’engraissement aux Pays-Bas, les veaux sont ensuite placés dans de petites cages individuelles avec des sols en caillebotis de bois dur, sans paille, sciure de bois ou aucune forme de divertissement. À quelques semaines des élections européennes, les associations interpellent également les candidats aux élections de leurs pays respectifs et les invitent à inscrire cette mesure à leur programme. Sébastien Arsac, cofondateur de l’association L214, déclare : «assoiffés, manipulés avec violence, ces veaux vivent un véritable enfer. L’Union européenne doit mettre un terme au transport des veaux non sevrés et des autres animaux nourrissons. En tant que consommateurs, nous pouvons directement agir en remplaçant au maximum les produits laitiers par des alternatives végétales. »

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