Les États-Unis vont effectuer des tests ADN à la frontière pour dénoncer les fausses familles

Un programme pilote qui démarrera dès la semaine prochaine.

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Le département de la Sécurité des frontières aux États-Unis se lance dans un nouveau programme qui fait, une nouvelle fois, couler beaucoup d’encre. Le gouvernement Trump a en effet avalisé un projet pilote qui a pour but de pratiquer des analyses ADN sur des immigrés clandestins appréhendés à la frontière sud. Il sera organisé à deux endroits le long de la frontière américano-mexicaine et durera plusieurs jours. Ce « test ADN rapide » peut donner des résultats en 90 minutes. Le but ? Vérifier les liens de parenté entre les enfants qui traversent la frontière et les adultes qui les accompagnent, soit constater si les migrants appréhendés disent la vérité lorsqu’ils prétendent faire partie d’une unité familiale pour pénétrer et rester plus facilement aux États-Unis.

« Le problème que nous rencontrons prend de plus en plus d’ampleur, de nombreux immigrés se sont passer pour des familles », a déclaré un responsable sous le couvert de l’anonymat. Par contre, les informations récoltées ne seront pas conservées. Selon les statistiques de la douane et de la protection des frontières, près de 190 000 personnes sont entrées dans le pays en tant que cellules familiales, sans documents d’immigration entre octobre et mars. En mars, plus de 53 000 familles ont été appréhendées, soit le nombre le plus élevé enregistré en un seul mois depuis 2012. L’an dernier, les responsables de l’immigration ont déclaré avoir identifié environ 3 100 personnes qui avaient menti au sujet de leur appartenance familiale ou affirmé qu’une personne de plus de 18 ans était un enfant.

Une mesure prise pour « éviter la traite d’êtres humains » selon le département de la Sécurité des frontières. Le président Trump a affirmé que son administration ne se préparait pas à recommencer à séparer les enfants migrants de leurs parents lors de leur arrestation, une pratique largement condamnée qui a pris fin l’année dernière, en dépit des récentes informations selon lesquelles le centre de rétention pour migrants aurait atteint sa capacité maximale.

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