Champions/Europa League: verdict is coming

Grands d'Espagne, équipes "surprises" et séduisantes, potentielle finale 100% anglaise... Le "dernier carré" des deux grandes compétitions européennes offre de troublantes similitudes et des oppositions super indécises. C'est encore plus excitant que GOT !

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L’heure est au verdict. Soit les grands championnats européens connaissent déjà leur « nouveau » roi (Juventus en Italie, PSG en France, FC Barcelone en Espagne), soit les dernières journées ne laissent plus guère de place au doute (le Bayern est en pôle position en Allemagne, et on ne voit pas Manchester City lâcher du lest en Angleterre). Et c’est tout bénef’ pour les joutes européennes ! Tant en Champions League qu’en Europa League, les derniers prétendants n’ont (presque) plus plus rien à perdre et tout à gagner. Avec des derniers carrés aussi excitants et indécis que la saison 8 de GOT, il est extrêmement difficile de deviner quelle équipe montera sur le trône dans chaque compétition. On fait le tour des forces en jeu et on donne nos favoris à la victoire finale…

Les demis jumelles

Ce soir, la première bataille pour la « Coupe aux grandes oreilles » opposera les jeunes et fougueux néerlandais de l’Ajax Amsterdam qui affrontent les solides et imprévisibles Anglais de Tottenham dans leur nouvelle forteresse londonienne flambant neuve. Dans l’autre partie du tableau, une demi-finale de prestige verra les Reds de Liverpool affronter les Catalans du Barça (cinq titres chacun dans l’épreuve). Deux affiches qui promettent des matchs haletants et – on l’espère – riches en rebondissements et actions héroïques. 

La petite sœur de la compétition-reine n’est pas en reste avec Arsenal Valence et FrancfortChelsea au programme. Deux équipes anglaises (qui pourraient se retrouver pour une finale 100% Premier League), une référence espagnole et un combattant « surprise ». Tout comme en Champions League ! Les dieux du stade n’y sont probablement pas étrangers… À l’instar l’Ajax Amsterdam, passé par trois tours préliminaires pour se qualifier avant d’éliminer le Real Madrid et la Juventus avec une insolente facilité, l’équipe allemande (actuel 4e de Bundesliga) a déjoué tous les pronostics en Europa League. Devant son bouillant public (photo) et à l’extérieur, l’Eintracht a engragé le maximum de points en phase de poule (18) avant de se débarrasser succesivement du Shaktar Donestk (16e de finale), de l’Inter Milan et de Benfica, pourtant à chaque fois favoris. On n’avait pas vu ça depuis les victoires consécutives du « Jeune Loup » Rob Stark en saison 3 de Game of Thrones Eden Hazard et les Blues sont prévenus…

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Champions League : la beauté du jeu

Entre le football total de l’Ajax, le jeu tout en percussion de Liverpool, la maîtrise technique et collective de Barcelone la présence de ces Diables de Toby Alderweireld et Jan Vertonghen dans la défense des Spurs, notre cœur balance… Pour l’amour du sport, on avoue que voir les Amstellodamois brandir la Coupe aux grandes oreilles nous ferait un petit quelque chose. L’équipe d’Eredivisie a apporté un vent de fraîcheur à faire pâlir les Marcheurs Blancs sur une compétition qui commençait méchamment à prendre la poussière à force de voir les mêmes mastodontes l’écraser ces dernières années (le « triplé » du Real fut un bel exploit, mais c’était un peu relou quand même).

Avec un budget minime comparé à celui des ses derniers concurrents – Tottenham, Liverpool et Barcelone figurent respectivement en 10e, 7e et 2e places des clubs les plus riches au monde (1.632,4 millions d’euros de capitaux cumulés) – les Néerlandais s’appuient sur la jeunesse d’un noyau « maison » largement issu de leur centre de formation. Emmenés par les fringants Frenkie De Jong (pré-acheté 80 millions en janvier par… le FC Barcelone) et Mathijs de Ligt on voit les Bataves se rendre à Madrid le 1er juin prochain pour disputer la finale face à la bande à Lionel Messi. Et perdre en losers magnifiques dans une vision romantique du football comme on l’aime. Une fin « douce-amère » semblable à celle promise par G.R.R. Martin pour le Trône de Fer.

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Europa League : la coupe des adieux ?

Si on se concentre sur le bilan financier, il n’y a pas de match. Avec respectivement 439,2 et 505,7 millions d’euros de budget (merci la Premier League et ses exubérants droits télévisés), les géants anglais Arsenal et Chelsea ne devraient – sur papier – faire qu’une bouchée de Valence et Francfort. À la peine en championnat et toujours incertains de figurer dans le « Big Four » (top 4) synonyme de place qualification en Champions League – les deux équipes occupent les 4e et 5e places du classement à deux journées de la fin -, les deux clubs londoniens n’ont plus que l’Europa League pour sauver leur saison et s’assurer de décrocher la timballe. Pour rappel, remporter la « C3 » offre un ticket direct pour la C1 l’an prochain…

Si le football n’est pas une science exacte, et malgré tout le respect qu’on doit aux habiles Espagnols et aux valeureux Allemands, l’affrontement final qui se tiendra au stade olympique de Bakou (Azerbaïdjan) le 29 mai prochain sera probablement britannique. Et on espère qu’un homme en particulier la marquera de son empreinte pour entrer dans la légende: Eden Hazard. S’il a déjà remporté l’Europa League lors de sa première saison avec les Blues (2012 – 2013), le natif de Braine avait manqué le match du titre à cause d’une des rares blessures ayant émaillé sa carrière. Il n’a jamais disputé de finale européenne… Malgré la piètres résultats de Chelsea, le Diable Rouge est possédé d’un feu sacré cette année et réalise sa saison la plus aboutie en Angleterre (16 buts, 13 assists). Un véritable Lord of Light qui pourrait porter son équipe vers un triomphe avant de rejoindre Zinédine Zidane et Thibault Courtois l’an prochain à Madrid. Le Real, un club sur mesure pour le seigneur Eden qui pourra croiser le fer avec le roi Messi en Liga

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