Le Doc du Dimanche: sur les toits de Londres

Londres vue de haut: un beau voyage dans les nuages, le temps d'un documentaire solaire.

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Là-bas, les livres d’histoire ont encore en mémoire le chiffre du diable: 1666, année où Londres est ravagée par un gigantesque incendie qui dure quatre jours et dévaste la majeure partie de son centre. Depuis lors, c’est un peu comme si la Cité n’avait jamais cessé de se reconstruire, devenant l’une des capitales européennes les plus fascinantes au niveau de son improbable design urbain. Ce dimanche, France 5 a décidé de prendre de la hauteur pour raconter comment cette renaissance incessante continue sa longue ascension vers les cieux, ne s’imposant pratiquement aucune limite dans sa quête de verticalité. En tête, on pense à l’inévitable The Shard, culminant à 306 mètres. Viennent ensuite la tour de One Canada Square ou la Heron Tower, régulièrement plongées dans le brouillard mais trônant fièrement comme de véritables symboles de l’alpinisme économique londonien.

Les images valant plus que les chiffres, le reportage se plonge dans la fourmilière des gratte-ciel en empruntant la voie des airs. Le point de vue du photographe Jason Hawkes est aussi saisissant que planant, et pour cause: il est offert depuis un hélicoptère. Entre les toits de la London Bridge Tower, les clochers de l’emblématique cathédrale Saint-Paul ou le chantier de la 22 ­Bishopsgate qui s’apprête à devenir le deuxième plus haut building de la City, l’excursion se dessine à travers les ­reflets de verre et les nuages en suspension. Les architectes sont interrogés, confiant leur avis sur l’expression “sky is the limit”. Puis, tout en bas, d’autres langues se montrent plus sceptiques, craignant que cette folle expansion ­céleste finisse par étouffer l’ADN des vieux quartiers où il fait bon flâner. Le tableau a beau être éblouissant, ­certaines questions a priori terre à terre peuvent se révéler vertigineuses.

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