Quel est ce poison qui menace nos glaces et nos biscuits ?

Victimes de chantage, différentes entreprises alimentaires sont menacées de voir leurs produits intoxiqués par un dangereux poison : l’oléandrine.

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Au cours des dernières semaines, plusieurs lettres de chantage ont été envoyées à certaines sociétés alimentaires européennes. C’est ce que rapportent, ce vendredi, différents quotidiens flamands. Parmi les entreprises visées, on retrouve notamment le producteur de café italien Lavazza, le géant de l’agroalimentaire Ferrero, mais aussi deux grandes boîtes belges : d’un côté le producteur de glace Ijsboerke et de l’autre le biscuitier Jules Destrooper.

Les maîtres-chanteurs, qui se présentent comme des « hommes d’affaires », ont adressé à leurs victimes des enveloppes contenant de la poudre et exigeant une rançon. Si la bagatelle de 300.000 euros, en bitcoins, n’est pas reversée, les auteurs du chantage menacent d’empoisonner les produits alimentaires à l’oléandrine. Mais c’est quoi exactement l’oléandrine ?

La fleur du mal

L’oléandrine est un poison extrait du laurier-rose (Nerium oleander), un magnifique arbuste coloré qu’on retrouve principalement dans les contrées méditerranéennes. Magnifique, mais aussi terriblement dangereux. La plante, qui appartient à la famille de la pervenche, est connue pour sécréter des alcaloïdes, sortes de protéine, extrêmement toxiques qui ont un effet puissant sur le cœur. Des symptômes souvent inquiétants qui peuvent parfois même être fatals.

La célébrité nocive du laurier-rose remonte au début du 19ème siècle. Pendant la guerre d’Espagne, douze soldats français décident d’utiliser les tiges de la plante pour enfiler des morceaux de viande en brochettes et pour les faire cuire. Un plan ingénieux qui aurait bien mal tourné puisque huit d’entre eux auraient perdu la vie, victimes de graves intoxications. Des cas similaires ont ensuite été découverts en Corse et en Afrique du Nord.

Pour le moment, les responsables des différentes sociétés rassurent leurs consommateurs. Rien n’indique encore que leurs produits soient en danger. La police et le parquet fédéral se sont également emparés de l’affaire et les contrôles d’accès seront renforcés.

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