Vous voulez perdre ? Prenez une photo avec Drake ou invitez Théo

Internet sait créer des histoires. Et adore mixer les disciplines. Ainsi, l’une des plus grandes stars de hip-hop est occupée à bousiller le football européen. Mais il n’est pas le seul chat noir.

©Belga

Drake se construit une légende comme Internet en raffole. Apparemment grand fan de sport de balles, il multiplie les photos avec les stars de NBA ou de Premier League. Jusque-là rien de bien terrible. Le hic, c’est que tous les joueurs avec lesquels il s’affiche deviennent automatiquement des losers de premier ordre. Quelques exemples provenant d’outre Atlantique : le joueur de football américain Johnny Manziel et le basketteur Andrew Wiggins, dont Drake fait l’éloge dans sa chanson Draft Day en 2014, et qui font aujourd’hui office de promesses oubliées. En 2016, le chanteur décide de jouer la sécurité, pariant sur Golden State en finale des play-offs de NBA. La bande à Steph Curry est favorite après une saison historique à 73-9 en phase régulière (soit 73 victoires pour neuf défaites, un record). Et pourtant, LeBron James emmène Cleveland vers un premier titre en NBA. Une légende est née, d’autant que d’autres équipes notoirement soutenues par Drake vivent des saisons difficiles.

En 2018, il est même parvenu à porter la poisse à l’énorme Conor McGregor, l’Irlandais invincible dans l’octogone, laminé par un Nurmagomedov en feu. Mais Drake n’a pas fini de foutre le bordel et décide de s’attaquer au sport le plus populaire du monde.

Tout est résumé en un tweet. Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal), Jadon Sancho (Borussia Dortmund), Sergio Aguëro (Manchester City), Paul Pogba (Manchester United) et Layvin Kurzawa (PSG) ont regretté leur rencontre avec la star américaine, et la liste s’est encore rallongée cette semaine avec l’apparition d’une photo de Kevin De Bruyne aux côtés du chanteur. L’AS Rome, taquine, a déjà annoncé interdire à ses joueurs les selfies avec Drake jusqu’à la fin de la saison.

Le supporter qui flingue son club

Les portes-poisse n’ont pas nécessairement besoin d’être célèbre. Le Paris-Saint-Germain, club spécialisé dans la loose, n’avait pas besoin de ça. Mais il doit quand même composer avec le support encombrant de Théo. Ce jeune supporter d’une vingtaine d’années était déjà identifié comme le chat noir depuis un petit moment. Il faut dire que le gars, vivant à Lyon, choisit particulièrement bien ses matchs. Depuis l’avènement de l’ère qatarie, il a assisté en live à huit rencontres de son PSG. Résultat ? Cinq défaites, deux nuls et une victoire laborieuse en Coupe de France après prolongation contre les amateurs de Villefranche. Il était au Camp Nou lors de la remontada. Il était au Parc des Princes lors du vol de Manchester United en mars dernier. De quoi acquérir une petite notoriété.

Et son aura a encore pris une autre dimension ce week-end. Au courant de la malédiction, Nantes a invité Théo à venir supporter le PSG à la Beaujoire, le stade du club breton. Et la magie a opéré. Victoire 3-2 des Nantais face à des Parisiens qu’ils n’avaient plus battus depuis… 2004.

Les chats noirs se multiplient, tant que cela en devient troublant. A croire que le football devient une science exacte.

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