5 choses à savoir sur la ixième victoire de Netanyahou en Israël

Benyamin Netanyahou et son parti, le Likoud, ont remporté ces 21èmes élections législatives israéliennes. L’actuel premier ministre devrait rempiler pour un quatrième mandat de suite. 

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Le compte est bon

Alors qu’initialement, les deux grandes formations politiques israéliennes criaient victoire après les premiers dépouillements, c’est finalement le Likoud qui sort vainqueur de ce duel acharné face au parti Bleu et blanc. La coalition centriste, emmenée par Benny Gantz, devra se contenter de 35 élus et voit le parti de Benyamin Netanyahou lui passer devant pour un seul petit siège.

Joyeux anniversaire

Avec cette nouvelle victoire, le premier ministre israélien pourrait rempiler pour une cinquième législature. Après avoir été à la tête du parlement une première fois de 1996 à 1999, le leader conservateur n’a plus cédé sa place depuis 2009. Dix bougies qu’il a soufflées ce 31 mars dernier. S’il reprend effectivement les rênes du Knesset, il devrait battre le record des treize années de longévité détenu par David Ben Gourion, l’un des fondateurs de l’État d’Israël.

Un réel bras de fer

Avec ses 36 sièges, le Likoud réalise son meilleur score depuis que Benyamin Netanyahou en assure la présidence. Un résultat record qui ne rime pas avec facilité, bien au contraire. Depuis l’édition de 2009, où le parti avait récolté un siège de moins que son adversaire Kadima (le Likoud avait réussi à envoyer la formation centriste dans l’opposition), Netanyahou et les siens ont connu des élections législatives relativement calmes. En 2013, ils s’étaient envolés avec 12 sièges de plus que leur premier concurrent, Yesh Atid. Deux ans plus tard, six sièges étaient encore largement suffisants pour laisser derrière eux l’Union sioniste. Cette année était donc loin d’être une partie de plaisir. Avec 35 unités, l’ex-chef d’état-major, Benny Gantz, a failli renverser la tendance.

Coalition de droite

Fin des élections, place aux coalitions. Benyamin Netanyahou devrait logiquement être désigné pour s’occuper des discussions, même si les dés sont probablement déjà jetés. Le premier ministre peut effectivement s’appuyer sur les cinq partis avec qui il gouverne. Parmi eux, on retrouve le Shas (8 sièges) et le Judaïsme unifié de la Torah (7 sièges), les deux principaux partis ultra-orthodoxes du pays. Complètement à l’opposé des deux formations religieuses, le parti laïc de droite nationaliste Israël Beytenou devrait, lui aussi, participer à la fête. Pour compléter la photo de famille, il y a l’Union des partis de droite (5 sièges) et Koulanou (4 sièges). Un total de 65 sièges sur 120 qui suffiraient pour former un gouvernement.

« Notre ami Bibi » 

« Bibi » (abréviation de Benyamin) Netanyahou a toujours pu compter sur le soutien de ses « amis » politiques. Aux quatre coins du globe, il a reçu les félicitations des plus grandes pointures populistes. Sur Twitter, le nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, a congratulé le vainqueur et l’a qualifié de « grand leader« . Le ministre italien Matteo Salvini a, lui, souligné le « bon travail » de son « ami Bibi« . Tweet auquel Netanyahou, en personne, a répondu : « Merci ! Que Dieu bénisse Israël ! Que Dieu bénisse l’Italie !« . Enfin, Donald Trump ne pouvait bien sûr pas non plus manquer à l’appel et a tweeté en précisant qu’il avait eu Bibi au bout du fil.

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