Pourquoi un homme a mis le feu à un bus scolaire qui transportait 51 élèves ?

Douze étudiants et deux adultes ont été conduits à l'hôpital.

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On est passé à deux doigts d’un massacre. L’incident se passe dans le nord de l’Italie : un conducteur de bus d’une quarantaine d’années nommé Ousseynou Sy, décide de prendre des élèves en otage en les enfermant dans le car. A l’arrivée de la police, ses propos se durcissent. Il asperge le véhicule pour y mettre feu et crie que « personne ne sortira d’ici vivant ». Le bus, qui venait de la ville de Crémone en Lombardie, a pris feu, mais la police a réussi à faire descendre tous les passagers à temps en cassant la porte arrière de l’autobus avant que les flammes ne détruisent le véhicule. Douze enfants et deux adultes ont été conduits à l’hôpital.

L’un des otages aurait déclaré que le chauffeur avait pris tous les téléphones et ordonné aux accompagnateurs de lier les mains des élèves avec des colsons. Un calvaire que raconte l’un des adolescents une interview accordée au quotidien La Repubblica «Nous avions tous très peur parce que le conducteur avait vidé la bouteille de gaz sur le sol. Il nous a attachés et a pris tous les téléphones pour que nous ne puissions pas appeler la police. L’un des téléphones, appartenant à un camarade de classe, est tombé au sol, alors j’ai enlevé les menottes qui me faisaient un peu mal, et je suis allé le chercher. Nous avons appelé les carabiniers

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Le conducteur de bus voulait faire passer des revendications

Selon un autre étudiant qui se trouvait à bord du bus, Ousseynou Sy a répété à maintes reprises que des Africains mouraient et que c’était la faute du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, et du vice-Premier ministre, Luigi Di Maio. En mettant le feu à ce bus, quitte à tuer tous ses occupants, il voulait faire passer un message et attirer l’attention des médias sur le sort des migrants qui meurent par centaines en mer dans leur traversée pour rejoindre l’Europe.

Le conducteur, qui aurait déjà été condamné pour conduite en état d’ivresse et agression sexuelle, a été appréhendé et était soigné pour des brûlures. L’ANSA (la principale agence de presse italienne) a déclaré qu’une enquête avait été ouverte sur lui pour suspicion d’enlèvement, d’intention de commettre un massacre, d’incendie criminel et de résistance à l’application de la loi. Le bureau du procureur a annoncé par la suite qu’ils ajouteraient le terrorisme comme circonstance aggravante.

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