Eric Boschman nous fait vivre les coulisses du concours du meilleur sommelier du monde 2019

Anvers a le privilège d’accueillir le seizième concours mondial de sommellerie. C’est aussi la troisième fois que la Belgique organise ce monument de la culture vinicole et c’est vraiment exceptionnel.

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2019 est une année particulière pour le monde des sommeliers. En effet, si c’est la troisième fois que notre pays reçoit le championnat du monde, c’est aussi l’année du Jubilée. Il y a 50 ans que l’association de la sommellerie internationale (ASI) fut portée sur les fonds baptismaux par les représentants de l’Italie, le Portugal, la France et la Belgique. Dans la foulée ils décidèrent d’organiser le premier championnat du monde à Bruxelles. Cette compétition vit s’affronter 9 pays et c’est le français Armand Melkonian, qui restera dans l’histoire parce qu’il fut le premier d’une longue série pas prête de s’arrêter visiblement.

La Belgique est le premier pays à organiser trois fois cette compétition. Après deux éditions dans la capitale, le tour est venu pour la province de connaître son moment de gloire. C’est à Anvers que le président de la Gilde des Sommeliers de Belgique, William Wouters, a décidé de planter le grand chapiteau de ce barnum. C’est peu d’écrire qu’il s’agit d’un événement important, avec un budget frisant le million d’€, cette organisation démontre une ampleur jamais atteinte jusqu’à présent. 63 pays représentés et 66 candidats sur la ligne de départ. En effet, 3 pays peuvent présenter 2 candidats. Ce sont ceux qui ont gagné les concours régionaux (lisez continentaux) depuis la dernière édition du championnat du monde. Il s’agit donc des meilleurs sommeliers des Amériques, d’Asie et d’Europe & d’Afrique soit les candidats du Japon, du Canada, de Lettonie.

Ne confondez pas concours de Sommelier et Roi des bleus

Un concours de sommellerie est essentiellement théorique. Et l’édition de cette année ne fait pas exception. Depuis ce lundi 11 mars, les candidats affrontent la première épreuve à l’issue de laquelle seront désignés 18 demi-finalistes. Même s’il y a quelques candidats désignés «  favoris  » par la rumeur et au vu de leurs performances respectives précédentes, il est impossible de se prononcer avec certitude dans des pronostics. Tout le monde espère, et les belges un peu plus que les autres, que son candidat sera de la partie. Mais c’est tellement ardu que tout reste possible tant que l’on la liste n’est pas connue

La compétition est dominée, jusqu’à la finale, par les questions théoriques. Il faut bien se dire qu’à ce niveau de compétition, l’essentiel des compétiteurs se tient dans un mouchoir de poche au point de vue technique. Il faut donc trouver des questions plus pointues. Au menu de cette édition, dans les éliminatoires, entre autres bien entendu parce qu’il y a 60 questions auxquelles il faut répondre en 60 minutes, une question à propos de bière. 10 bières, 10 pays, définir d’où viennent chacune. La même chose pour des whiskies. Le vin étant décidément un produit universel, une question assez ardue concernait la Chine  : placer dans la bonne province dix domaines viticoles chinois ou encore nommer les quatorze communes chypriotes autorisées à utiliser l’appellation Commandaria. Pour rappel, un sommelier s’occupe de tout ce qui est liquide dans un restaurant  : de l’eau au café en passant par les vins, le thé, les alcools, la bière sans oublier les cigares, qui ne sont pas liquides mais qui s’élaborent de la même manière que les vins.

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