Trois choses à savoir sur le crash du vol ET 302

Dimanche matin, un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines qui devait relier Addis-Abeba (Ethiopie) à la capitale kenynane Nairobi s'est écrasé avec 157 personnes à son bord, dont une Belge. Il n'y a pas de survivant.

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Dimanche matin, un avion de la compagnie Ethiopian Airlines décolle de l’aéroport Bole d’Addis-Abeda à 8h38 (7h38 heure belge). Six minutes après son envol, l’appareil perd contact avec la tour de contrôle avant de s’écraser. Il y avait 157 personnes à bord (149 passagers et huit membres d’équipage). Aucun d’entre eux n’a survécu. Le crash du vol ET 302 est la première grande catastrophe aérienne de l’année 2019.

35 pays endeuillés, dont la Belgique

Pas moins de 35 pays différents ont perdu des ressortissants dans l’accident. Le Kenya, dont la capitale était la destination du vol, a payé le plus lourd tribu avec 32 personnes disparues. Nairobi, abrite le plus grand centre régional de l’ONU dans la région, et les Nations Unies sont particulièrement endeuillées à la suite de ce drame : au moins 19 employés de plusieurs agences et organisations affiliées sont morts.

Le Canada est le second pays le plus touché avec 18 victimes, viennent ensuite l’Éthiopie et la France (9). Une Belge, habitant à Rebecq, est également décédée dans le crash. Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders l’a confirmé sur Twitter.

La liste complète des pays endeuillés : Kenya (32) ; Canada (18) ; Éthiopie, France (9) ; Italie, Chine, États-Unis (8) ; Royaume-Uni (7) ; Egypte (6) ; Allemagne (5) ; Slovaquie, Inde (4) ; Autriche, Suède, Russie (3) ; Espagne, Pologne, Maroc, Israël (2) ; Djibouti, Mozambique, Rwanda, Soudan, Somalie, Togo, Ouganda, Nigeria, Irlande, Norvège, Serbie, Indonésie, Népal, Arabie Saoudite, Yémen, Belgique (1).

Pilote en « difficultés » 

Le PDG d’Ethiopian Airlines, plus importante compagnie du continent africain avec 100 appareils, a précisé que les deux pilotes aux commandes de l’avion étaient très expérimentés. L’un d’eux aurait fait part de « difficultés » après le décollage et demandé de rentrer à Addis-Abeba. Selon la compagnie, il avait d’ailleurs reçu l’autorisation de faire demi-tour avant que la communication ne soit interrompue.

Le Boeing qui s’est écrasé était un appareil récent livré courant 2018 à la compagnie. Son crash en rappelle un autre survenu en octobre dernier en mer de Java. Le vol 610 de la compagnie indonésienne Lion Air s’était lui aussi écrasé quelques minutes après son décollage, causant la mort de 189 personnes. L’appareil était l’exact-même modèle que celui qui s’est crashé dimanche : un Boeing 737 MAX 8.

Belga

Défaut de fabrication ?

Les deux boîtes noires de l’avion ont été retrouvées ce lundi. En attendant que la lumière soit faite sur les causes de l’accident, Ethiopian Airlines a logiquement décidé d’immobiliser toute sa flotte de Boeing 737 MAX 8 à dater du 10 mars. Jusqu’à nouvel ordre. Meurtries, les autorités chinoises ont elles aussi ordonné aux différentes compagnies aériennes de l’Empire du Milieu de clouer au sol tous les appareils de ce type. Leur utilisation pourra reprendre après confirmation par les autorités américaines et par la société Boeing que « des mesures ont été prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols« , a indiqué le Bureau chinois de l’aviation civile dans un communiqué.

En Europe et dans le reste du monde, de plus en plus de pays – dont la Belgique – interdisent les Boeing 737 MAX de leur espace aérien.

C’est en tout cas un coup dur pour le géant américain de l’aviation – dont l’action a perdu 13% à l’ouverture de la bourse de Wall Street ce matin – qui se dispute la conquête du marché chinois avec l’avionneur européen Airbus. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), le trafic aérien chinois dépassera celui des États-Unis (actuel premier mondial) vers le milieu des années 2020.

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