4 choses à savoir sur Be.One, le parti de Dyab Abou Jahjah à l’assaut de Bruxelles

Le parti Be.One présentera plusieurs listes aux élections régionales de mai prochain dont une à Bruxelles, emmenée par le co-fondateur et leader du parti, Dyab Abou Jahjah.

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1) Des élections communales peu convaincantes

Fondé il y a seulement un an, Be.One a d’abord présenté une dizaine de listes aux élections communales flamandes d’octobre. Le tout nouveau parti ne cachait pas ses ambitions, mais n’a pas réussi à créer la sensation. Aucun élu et des scores assez faibles dans la plupart des communes. Seule la tête de liste malinoise, Hakim Boutkabout, n’est pas passée loin d’un premier siège. Dyab Abou Jahjah, reste positif. Dans un édito pour le magazine Knack, le leader du parti affirme avoir « peut-être perdu une bataille, mais pas la guerre ».

2) Dyab Abou Jahjah, leader à Bruxelles

Prochaine étape pour ce parti « pour le renouveau politique et l’égalité radicale » : les élections régionales qui auront lieu en mai prochain. Au centre du projet, une liste à Bruxelles, emmenée par Dyab Abou Jahjah en personne. Ce belgo-libanais, qui a notamment fondé la Ligue arabe européenne (LAE), est loin d’être un inconnu de la scène politique belge. En 2003, il participe aux élections fédérales sur la liste RESIST et un an après, il crée le Parti démocratique musulman. Le leader politique a également signé, pendant trois ans, une chronique hebdomadaire pour De Standaard. Suite à une publication sur Facebook où Abou Jahjah légitimait les attaques envers Jérusalem, le quotidien flamand a décidé de mettre un terme à cette collaboration.

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3) Tensions et premiers départs

Dans l’élaboration de ce projet, Abou Jahjah s’est entouré de plusieurs personnalités politiques dont Meryem Kaçar. L’ancienne sénatrice Agalev (ex-Groen) a tiré la liste Be.One à Gand, sans franc succès. Un score catastrophique de 1,08% qui n’a pas du tout plu à Abou Jahjah. L’essayiste a ouvertement critiqué la campagne de son acolyte, qui a décidé de quitter le parti, un an à peine après avoir participé à sa fondation. Kaçar reproche à Abou Jahjah d’être trop autoritaire et parle d’un « noyau dur de la LAE ». Hilde Sabbe, autre figure du parti, a également décidé de se retirer du projet. Elle rejoint la liste one.brussels de Pascal Smet en vue des élections régionales, tout en restant en bons termes avec Be.One.

4) Un choix stratégique

Si la liste bruxelloise de Be.One se présente dans le groupe linguistique néerlandophone, ce n’est pas un hasard. Le parti qui vise tant l’électorat francophone que néerlandophone pourrait plus facilement obtenir un siège, ce qui semble être l’objectif. Voire plus, pour rêver d’une entrée au gouvernement bruxellois et tenter de bloquer la N-VA. Dyab Abou Jahjah compte sur la francophone Candice Vanhecke, journaliste indépendante spécialisée dans les enjeux de religion et laïcité, pour relever ce défi avec lui.

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