De plus en plus de parents n’arrivent plus à assumer le prix de l’école

Les établissements scolaires utilisent des agences de recouvrements de dettes pour récupérer les sommes dues. Une pratique en constante augmentation.

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La note peut s’avérer salée quand on a un ou plusieurs enfants à l’école, et surtout en secondaire. Garderie, voyages scolaires, manuels, repas chauds, photocopies,… Un prix que certains parents n’arrivent plus à assumer. Ces dernières années, les établissements ont de plus en plus de mal à se faire rembourser les frais engagés et ont donc recours à des agences de recouvrement de dettes. C’est ce que rapporte Het Nieuwsblad.

Les chiffres, compilés par L’Association Belge des sociétés de recouvrement de créances (ABR-BVI) sont éloquents. En 2016, ces dernières ont ainsi traité 11 236 demandes, contre 12 569 en 2017. Soit une augmentation de plus de 9% des réclamations. La valeur totale de ces créances est passée de 2,59 millions d’euros à 2,75 millions d’euros au cours de la même période. Plus significatif encore: sur ce montant, les agences de créance n’ont pu récupérer «que» 1,05 million d’euros. Comme l’explique Etienne van der Vaeren, de l’Association Belge des sociétés de Recouvrement de créances « Que ce soit en 2018 ou avant, sur plus de 100 000 dossiers, nous n’avons reçu aucune plainte. Pourtant il est précisé sur le courrier que les gens reçoivent qu’ils peuvent faire appel à un service de contrôle du SPF Finances. Il est nécessaire que les écoles puissent récupérer des fonds et il est évidemment plus simple qu’une société spécialisée s’en charge, à l’amiable, sans que ce soit à un membre du personnel scolaire de contacter les parents, ce n’est pas leur rôle. » Il précise également qu’aucun coût de recouvrement n’est ajouté à la charge des parents.

Des chiffres qui soulignent un autre problème, celui du dialogue entre l’école et les parents. Dans le cas d’un conflit et de factures impayées, c’est malheureusement l’enfant qui sera le plus impacté. Pourtant la pauvreté ne devrait pas être un frein à l’éducation. C’est le combat que mène SOS Schulden op School, un organisme flamand. « Nous plaidons pour une approche sociale dans laquelle le dialogue et la consultation sont centraux. Essayez de savoir pourquoi une facture n’a pas été payée et cherchez une solution avec les parents. Mieux vaut un paiement échelonné ou différé que pas de paiement du tout. »

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