Prévenir du cancer en respirant l’air de la mer

Une étude flamande démontre que respirer l'air marin est encore plus bénéfique pour le corps humain que ce que les spécialistes pensaient. Voici pourquoi. 

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En tapant sur Google les mots-clés « air marin santé », on obtient 13 900 000 résultats. L’effet bénéfique d’une petite brise marine sur la santé du corps humain n’est pas le scoop de l’année. Mais la nouveauté, c’est qu’il le serait encore davantage que ce que l’on pensait. Une nouvelle étude menée de concert par l’UGent et le Flanders Marine Institute et publiée dans le magazine Scientific Reports révèle que respirer l’air marin aide à lutter contre le cancer et faire face à l’hypercholestérolémie (taux de cholestérol élevé).

Des chercheurs de la faculté de bio-ingénieurs ont tenté d’identifier les substances à l’origine de ces effets et d’examiner leurs interférences avec d’autres cellules à l’intérieur de notre corps, rapportait l’université de Gand jeudi. Les embruns marins – c’est-à-dire l’eau de mer vaporisée dans l’air par les vagues – contiennent beaucoup de substances naturelles, produites par des algues et des bactéries, qui sont bonnes pour la santé. En respirant l’air du bord de mer, on absorbe ces substances dans notre corps.

« Nous avons prélevé des échantillons d’air marin et les avons examinés en laboratoire et avons exposé les cellules cancéreuses d’un poumon humain à ces échantillons d’air en examinant leurs effets sur la santé. », expliquait à l’agence Belga le chercheur Emmanuel Van Acker, qui travaille sur ce projet depuis 3,5 ans. « Nous avons également observé les répercussion sur nos gènes, tout cela mis en comparaison avec d’autres études scientifiques.« 

10 ans pour un médicament

D’après les observations, il apparaît que l’air marin inhibe l’action d’un gène jouant un rôle important dans le cancer du poumon et le taux de cholestérol. « Des études précédentes montraient que les cellules cancéreuses du poumon meurent et le cholestérol diminue lorsque nous ralentissons ce gène », explique la chercheuse Jana Asselman au journal De Morgen. « Maintenant que nous savons que l’air marin freine l’effet de ce gène, nous pouvons travailler à de nouvelle thérapies potentielles pour lutter contre le cancer, ainsi que sur une nouvelle génération d’inhibiteurs de cholestérol. » 

Pour mettre au point un médicament efficace pour le traitement du cancer du poumon basé sur l’air de la mer, il faudra probablement encore attendre dix ans. Les traitements avec un inhalateur ou par aérosol demeureront, jusqu’alors, les plus évidents…

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, pourquoi donc ne pas profiter tous du week-end pour respirer un bon bol d’air marin à la côte malgré la pluie?

Belga

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