L’épidémie de grippe est à nos portes

Le taux de consultations pour infections respiratoires aiguës est en hausse chez les enfants. Celui pour les syndromes grippaux est en augmentation, au-dessus du seuil épidémique, pour la deuxième semaine consécutive

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L’an dernier, Sciensano, l’institut de recherche national de santé publique, avait annoncé formellement le début de l’épidémie le 24 janvier, ayant comptabilisé 226 consultations pour 100.000 habitants. Cette année, ce n’est pas encore le cas même si les médecins rencontrent de plus en plus de patients enrhumés. Le Bulletin hebdomadaire Influenza pour la semaine 3 (15/01/2018 – 21/01/2018) vient d’être dévoilé et il est sans équivoque: « Le taux de consultations pour syndromes grippaux est en augmentation au-dessus du seuil épidémique pour la deuxième semaine consécutive. Les médecins vigies ont récolté 17 échantillons respiratoires. 3 échantillons étaient positifs pour influenza A (dont 1 était positif pour influenza A(H1N1)) en 5 échantillons étaient positifs pour influenza B|Yamagata).« 

Aujourd’hui, dans les cabinets médicaux, on constate que le taux de consultations pour infections respiratoires aiguës augmente chez les enfants. Pour rappel, le seuil épidémique est fixé cette année à 157 consultations pour 100.000 habitants. « On ne parlera d’épidémie que lorsque ce seuil sera dépassé deux fois consécutivement et lorsque 20% des échantillons prélevés s’avèreront positifs« , explique la porte-parole Daisy Tysmans à l’agence Belga.

 

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Le vaccin

Même s’il est trop tard pour se faire vacciner, le Conseil supérieur de la santé recommande, pour la vaccination les groupes suivants  :

Groupe 1 : les personnes à risque de complications, à savoir :
-les femmes enceintes qui seront au deuxième ou troisième trimestre de grossesse au moment de la saison de la grippe. Elles seront vaccinées dès le deuxième trimestre de leur grossesse ;
-tout patient à partir de l’âge de 6 mois présentant une affection chronique sous-jacente, même stabilisée, d’origine pulmonaire (incluant l’asthme sévère 3 ), cardiaque (excepté l’hypertension), hépatique,
rénale, métabolique (incluant le diabète), BMI > 35, neuromusculaire ou des troubles immunitaires (naturels ou induits) ;
-toute personne de 65 ans et plus ;
-les personnes séjournant en institution ;
-les enfants de 6 mois à 18 ans compris sous thérapie à l’aspirine au long cours.
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Groupe 2 : le personnel du secteur de la santé.
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Groupe 3 : les personnes vivant sous le même toit que
-des personnes à risque du groupe 1 ;
-des enfants de moins de 6 mois.

De plus, il faut également envisager de vacciner toutes les personnes de 50 à 64 ans compris, même si elles ne souffrent pas d’une pathologie à risque telle que reprise dans le groupe A1. Outre le risque accru de les voir développer des complications en cas de grippe
en raison de leur âge, il existe en effet une chance sur trois qu’elles présentent au moins un facteur augmentant le risque de complications. Ce risque est d’autant plus présent chez des fumeurs, des buveurs excessifs et des personnes obèses (Body Mass Index > 30).

En France

La situation est actuellement plus difficile en France que chez nous. Les zones touchées sont en effet assez nombreuses comme le montre cette carte.

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