Maxime Prévot, l’humaniste 2.0

Maxime Prévot devrait succéder à Benoit Lutgen à la présidence du cdH. Celui qu'on a longtemps surnommé "Monsieur Powerpoint" a gagné en rondeur au fil des années. On vous dresse son portrait.

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Bosseur guindailleur, joyeux compagnon, «le » gars sympa. Ceux qui le connaissent le définissent comme ça. Maxime Prévot dégage la bonne humeur et attire la camaraderie. L’homme « sait lever son verre quand il il le faut et le poser quand ça convient », explique un observateur. Comme un bon Namurois, au fond. Il ne se met jamais en colère. Ses mouvements d’humeur sont froids et silencieux. On le surnomme «Monsieur Powerpoint ». Il est passé par le privé, a bossé pour Pricewaterhouse Coopers, a importé les méthodes apprises. «Joëlle (Milquet, NDLR) était folle de ses méthodes hyperpro quand il est arrivé comme directeur politique au cdH, elle qui est si brouillonne », raconte un colistier de l’époque. Il travaille par tablette, utilise toutes les interactivités virtuelles possible et délaisse le papier.

Lorsqu’il était vice-premier ministre et ministre du budget au gouvernement wallon, il s’entendait à merveille avec Paul Magnette, alors ministre-président. « Ils sont de la même génération, ils ont les mêmes familles recomposées, ils portent les mêmes initiales inversées ». P.M. et M.P. – donc- partagaint la même ambition de redresser la Wallonie. Maxime Prévot a une fille d’une première union, Valentine, et partage la vie des deux enfants (Émilien et Lucie) de sa nouvelle compagne, Nathalie. Spirituellement, il se définit comme un «croyant en questionnement permanent ».

Son regard a changé avec les années

Communicateur hors pair, il discourt à l’aise sans papiers. Il nage comme un poisson dans l’eau de l’info et se transforme avec aisance en anguille lorsqu’il s’agit de contourner une réponse. Longtemps considéré comme le premier de classe du parti humaniste, trilingue, appliqué, ultra-pro et foncièrement intello, Maxime Prévot a gagné en rondeur et en sympathie en enlevant ses éternelles lunettes, voici quelques années. Une opération des yeux qui a changé son regard, le sien et celui qu’on peut porter sur lui. Adolescent, il voulait entrer comme officier à la gendarmerie. Un rêve avorté par défaut de… vue.

Le bourgmestre de Namur a le souci de la classe moyenne, le sens de l’écoute du citoyen et la simplicité des joies partagées autour d’une bonne table ou d’un match de foot du Standard, d’un concert de la chanteuse Adèle. Plutôt bon sens qu’idéologie, plutôt manager que pur politique, on le définit comme un homme organisé, capable d’occuper toutes les fonctions imaginables en politique et impliqué dans la vie associative et folklorique. Humaniste version 2.0. «C’est un rassembleur potentiel avec son profil à droite et son réseau au MOC (mouvement ouvrier chrétien, NDLR) », explique-t-on.

 

 

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