« Dry January » : pourquoi attendre février pour ralentir sa consomation d’alcool?

Diminuer sa consommation d'alcool dès le 1er janvier permet de se sentir plus énergique, de perdre du poids et de gagner en concentration tout au long de l'année... Alors qu'est-ce qu'on attend?

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L’an neuf amène comme chaque année son lot de bonnes résolutions. Aux côtés des incontournables régimes alimentaires et du classique : « Cette fois, je me remets au sport », la diminution de sa consommation d’alcool figure en bonne place, souvent motivée par l’agréable gueule de bois des lendemains de fête. La « Tournée minérale » initiée par la Fondation contre le cancer et qui invite à s’interdire toute boisson alcoolisée pendant le mois de février rencontre un succès croissant depuis son lancement en 2017. Mais arrêter de boire dès le 1er janvier s’avère encore plus bénéfique ! 

Outre-Manche, le « Dry January » (littéralement « janvier sec ») a fait ses preuves. L’objectif est identique à la Tournée minérale : ne pas avaler une goutte d’alcool pendant un mois. Une étude menée par l’université du Sussex vient de confirmer les effets bénéfiques d’un mois de janvier sans alcool, en essayant de les quantifier. Premier constat : les personnes qui décident de ne pas boire en janvier ont souvent tendance à le faire ensuite de façon plus modérée et ce, pendant tout le reste de l’année!

« Pas besoin d’alcool pour s’amuser »

Durant les huit premiers mois de l’année 2018, des chercheurs ont observé le comportement de 800 personnes s’étant adonnées au « Dry January« . En moyenne, elles ont bu de l’alcool 3,3 jours par semaine (contre 4,3 précédemment) et elles n’ont été ivres « que » 2,1 fois par mois (contre 3,4 auparavant). En outre, 67% des sujets de l’étude ont affirmé se sentir plus énergiques dans les mois qui ont suivi. 58% disent avoir perdu du poids et 57% affirment avoir gagné en concentration. Tout ça? Et oui.

« Le simple fait de stopper l’alcool pendant un mois aide les gens à boire moins sur le long terme : en août, les personnes rapportent qu’ils font un jour sans alcool de plus par semaine« , a expliqué le Docteur Richard de Visser, professeur en psychologie en charge de l’étude. « Ce qu’il y a de brillant à propos de ce Dry January, c’est qu’il ne s’agit pas vraiment de janvier. Ne pas boire pendant 31 jours nous montre que nous n’avons pas besoin d’alcool pour nous amuser, nous relaxer ou pour sociabiliser. Et cela veut dire que le reste de l’année, nous sommes capables de prendre de meilleures décisions à propos de notre consommation d’alcool, et d’éviter de boire plus que nous le voulions.« 

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